Avifaune à Mila, Réagissez

Elwatan; le Mercredi 13 Juin 2018
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Lancée le 28 mai dernier, l’opération a permis notamment le repérage de nombreux palmipèdes protégés dans plusieurs points au barrage de Beni Haroun, au lac de Sidi Khelifa et à la station de Ben Boulaïd, dans la commune d’Oued Seguen.

La mission de recensement, pilotée par la cellule de surveillance des oiseaux de la wilaya, en collaboration avec des photographes spécialisés de l’association Aquacirta, a pu repérer, lors de sa sortie du mercredi 6 juin au plan d’eau de Ben Boulaïd, dans la commune d’Oued Seguen, pour la première fois dans la région, 13 sujets d’un oiseau protégé par les conventions de Bonn et de Barcelone. Il s’agit d’un canard sauvage appelé Erismature à tête blanche. Selon le Service de la protection de la faune et de la flore de Mila (SPFF), le vol identifié est composé d’un mâle, trois femelles et neuf poussins.

Cette variété de canard sauvage, précise le SPFF, est menacée d’extinction, d’où sa protection par de nombreuses conventions internationales. Au cours de la même sortie, d’autres espèces non moins rares ont été également identifiées dans cette région du sud de Mila, à l’image d’une famille de fillugulenyroca, de quelques sujets d’échasse blanche et des gallinules poule d’eau, qui sont toutes des espèces protégées internationalement.

Aussi, en raison de cette diversité, les services habilités de la direction des forêts réitèrent leur appel pour la classification des plans d’eau de la wilaya sur la liste Ramsar des zones humides protégées conclue en Iran en 1971. Au barrage tampon de Sidi Khelifa, la mission a pu débusquer, en date du 4 juin, d’autres espèces aquatiques rares. Notre source note la présence au niveau de ce barrage d’eau de nids de petit gravelot et de chevalier arlequin. Au barrage de Beni Haroun, considéré comme le plus important lieu de nidification des oiseaux aquatiques, les recenseurs ont découvert, pour la première fois, un canard nommé «busard des roseaux».

Cet oiseau, de tempérament agressif, semble-t-il, a provoqué le départ prématuré d’une espèce habituée de la région, à savoir le bihoreau gris. La mission note, par ailleurs, l’augmentation du nombre des cormorans qui se sont sédentarisés dans le lac.                                                                                
 

Categorie(s): environnement

Auteur(s): K. Bouabdellah

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