Concert de Aït Menguellet à la coupole du 5 juillet à Alger, Réagissez

Elwatan; le Dimanche 19 Mars 2017
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L’auteur de la célèbre chanson Talt ayam a animé, hier matin à la salle Atlas, une conférence au cours de laquelle il est revenu sur certains points importants. D’emblée, Lounis Aït Menguellet indique qu’il a vécu ses cinquante ans de carrière avec des hauts et des bas. Des années qui se sont égrenées trop vite, mais qui ne l’empêchent pas, aujourd’hui, de faire un certain bilan. Un bilan qu’il essayera de faire ressortir à travers la sortie de son prochain album, prévue vers la fin du mois d’avril prochain. «J’espère, dit-il, fêter mes 50 ans de carrière avec mon fidèle public. Je vois toutes les générations venir à mes spectacles. C’est ce qui me fait vraiment plaisir. C’est grâce aussi au public qu’un artiste peut tenir dans le temps. 

Ce concert est à mon sens un remerciement pour toux ceux qui m’ont suivi ou encore les gens que je connais à force de les rencontrer lors de mes prestations». L’artiste indique qu’il aurait voulu  commencer à  commémorer les 50 ans de sa carrière en Algérie, mais les circonstances ont fait que l’opportunité s’est offerte à lui au Zénith de Paris. «Il faut reconnaître qu’il y a une émigration très importante en France. Ceci étant, avec l’étroite collaboration de l’ONCI et de l’ONDA, nous avons voulu  faire un parallèle  pour proposer quelque chose d’équivalent à  la Coupole, à Alger. Je compte reconduire, d’ailleurs, le même programme du Zénith», ajoute-t-il. Concernant l’officialisation de la langue amazighe, le poète Lounis Aït Menguellet indique qu’à son sens, cette officialisation touche tous les Algériens. «C’est notre langue originelle. On a beau changer l’histoire ou encore raconter n’importe quoi, mais on ne peut rien contre la vérité. J’estime que c’est une victoire pour chaque Algérien».

A la question de savoir si le chantre de la musique amazigh envisage la publication de son autobiographie, il précise qu’il ne se sent pas chaud pour entamer ce projet d’écriture. De son avis, confier cette autobiographie à quelqu’un d’autre est envisageable. Pourquoi pas, dit-il, à son fils Tarik, qui un talent d’écrivain. «J’ai beaucoup de chance. Cette autobiographie n’est pas à l’état de projet. S’il y a une demande, peut-être qu’on finira par l’étudier, mais pour l’instant pour les 50 ans, j’ai essayé de faire un petit travail d’autobiographie, mais en chanson. J’ai utilisé l’outil que je maîtrise le mieux. J’espère que cette chanson sera bien accueillie par le public».

L’album en question, qui ne comporte pas de titre générique pour l’instant, compte sept titres, dont la chanson autobiographique intitulée Une certaine vie. Lounis Aït Menguellet s’est attaqué à un autre thème qui lui semblait incontournable, celui d’adresser une chanson de remerciements à tous les gens qui se sont donné la peine de suivre son parcours et de remplir les salles, ou encore qui se sont donné la peine de le soutenir dans les moments difficiles qu’il a traversés. La sortie de son album sera suivie d’une tournée nationale. L’orateur rappelle qu’il a traduit en kabyle la chanson Blouin in the Wind de Bob Dylan. Il s’est dit content  que Bob Dylan ait reçu le prix Nobel. «Ce n’est que justice pour la chanson. Il mérite d’être nobélisable.

Ce prix est une  avancée pour la chanson».L’artiste Lounis Aït Menguellet est convaincu que la nouvelle génération l’accepte très bien. Preuve en est, avec la présence de cette génération dans ses spectacles. «Mon baromètre, explique t-il, ce sont mes spectacles et aussi les gens que je croise. C’est un grand indicateur. J’espère avoir une place, mais sans la rechercher, car il y a une chose que je ne peux pas faire, c’est  changer ma façon de faire. Ma façon d’écrire et de travailler, je ne les choisis pas. J’écris à l’instinct.

Cela m’étonnerait qu’on puise instinctivement faire en sorte de faire plaisir».  Pour rappel, lors du colloque international, Lounis Aït Menguellet : 50 ans de création à Tizi Ouzou, dont la clôture a eu lieu le 8 mars dernier, il a été proposé de nommer l’artiste docteur honoris causa au cours du premier semestre de cette année. Si l’œuvre d’Aït Menguellet est riche de plus de 200 chansons, faisant l’objet de réflexions et d’études de textes et de contenus dans plusieurs pays du monde, plusieurs universitaires algériens ont plaidé pour l’introduction des textes poétiques d’Aït Menguellet dans les livres scolaires. A ce sujet, l’artiste  s’est dit ravi que son œuvre ait permis à des universitaires de présenter des thèses. «Mon travail n’a pas été complètement inutile.

Il a  son utilité. C’est ce qui me comble et c’est ce qui me fait plaisir. Franchement, le colloque a été des plus réussis et enrichissants à la fois». Il est à noter que  le concert de vendredi prochain à la Coupole du complexe Mohamed Boudiaf, débutera à 18h. Le prix du ticket oscille entre 800 et 1000 DA. Les points de vente sont les salles Atlas et El Mougar, ainsi que le Complexe olympique  Mohamed Boudiaf.

 

Categorie(s): culture

Auteur(s): Nacima Chabani

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