Infrastructures sportives : L’Etat veut céder la gestion aux associations

Elwatan; le Mercredi 12 Decembre 2012
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Bien sûr, l’occasion était de mise pour les responsables locaux de lui faire l’inévitable revue des réalisations accomplies dans le cadre du dernier quinquennat et celles récemment finies. Le plus intéressant dans cette visite, signale-t-on, était le débat qu’il a engagé avec les présidents des associations venus de toutes les wilayas de l’Est. Même si les interventions étaient parfois dithyrambiques, il n’en demeure pas moins que l’essentiel, concernant les entraves qui freinent les volontés,  s’y est dégagé. En effet les mêmes préoccupations semblent empêcher ces associations de mener à bien leur mission et qui se résument aux moyens financiers et matériels, d’autant plus que le ministère est sur le point de leur céder la gestion des infrastructures, telles que les maisons de jeunes.

Une décision justifiée par la volonté d’exploiter les énergies qui parfois ont démontré sur le terrain leur savoir-faire. Seulement  de quelles infrastructures ces associations vont-elles hériter?
Les maisons de jeunes situées dans les quartiers populaires sont dans un état déplorable. A l’exemple de celle de Kechida, sise à la périphérie de la ville de Batna, où des enfants s’entraînent dans une salle complètement nue, traversée par des courants d’air à cause des vitres brisées et dépourvue de chauffage ; voilà ce que le ministère veut céder. Une salle où n’existe même pas un sac de sable et nous sommes loin de tous les moyens que nécessitent les entraînements des champions. Le directeur de cette infrastructure nous a déclaré qu’on est venu au courant de la semaine écoulée lui livrer des ordinateurs qu’il aurait refusé de réceptionner, et il n’a pas tort. Où peut-on placer ce type de matériel dans une infrastructure laissée à l’abandon mais où l’activité est intense ?

A une question d’El Watan relative aux disparités qui existent entre les infrastructures de luxe qui servent de vitrine et de tape à l’œil et celles de la périphérie où se trouvent les jeunes en quantité et en qualité, il répond, pointant du doigt le manque de civisme : «Les citoyens ne respectent pas les efforts consentis par l’Etat. Toutes les réalisations sont saccagées. Ils faut qu’ils s’organisent et les protègent eux- mêmes, et c’est pourquoi nous faisons confiance aux associations qui vont pouvoir les prendre en charge.»                                                 
 

Categorie(s): batna

Auteur(s): Lounes Gribissa

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