L’OCI condamne les crimes israéliens à Ghaza : «Tel-Aviv pratique un terrorisme d’Etat»

Elwatan; le Lundi 2 Avril 2018
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L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a fermement condamné l’agression brutale menée vendredi par les forces d’occupation israéliennes contre les civils palestiniens non armés lors de leur participation à des marches pacifiques en commémoration de la Journée de la terre.

«Cette escalade dangereuse, qui a fait 16 morts et plus de 1400 blessés parmi les civils palestiniens, constitue un terrorisme d’Etat et un crime qui requiert une enquête», a indiqué le secrétaire général de l’OCI, Yousef Al Othaimeen, dans un communiqué, appelant l’occupant israélien à assumer pleinement les conséquences de la poursuite de ses agressions et de ses crimes de guerre contre le peuple palestinien.

L’OCI a en outre appelé à l’intervention urgente du Conseil de sécurité de l’ONU pour mettre un terme aux agressions israéliennes répétées, assurer une protection internationale au peuple palestinien et contraindre Israël à se conformer à ses obligations en vertu du droit humanitaire et des résolutions prises par les instances internationales. Yousef Al Othaimeen a également réitéré la nécessité pour la communauté internationale de s’engager à parrainer une voie politique menant à la paix.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est allé lui aussi dans le même sens que l’OCI et a demandé une «enquête indépendante et transparente» sur ces affrontements.

Les Etats-Unis ont cependant bloqué un projet de déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à la retenue à Ghaza et demandant une enquête sur l’agression israélienne.

Ce blocage est un blanc-seing… un permis de tuer donné à Tel-Aviv. C’est le Koweït, au nom des pays arabes membres du Conseil de sécurité, qui a présenté vendredi un projet de déclaration allant dans le même sens. Le texte appelait à une «enquête indépendante et transparente» sur les violences, et faisait part d’une «profonde inquiétude quant à la situation à la frontière».

Le projet de déclaration réaffirmait également «le droit à protester pacifiquement» des Palestiniens et exprimait la «peine» des membres du Conseil «face à la perte de vies palestiniennes innocentes». Il appelait «toutes les parties à la retenue et à prévenir toute escalade supplémentaire» des violences, tout en soulignant la nécessité de promouvoir la paix entre Israël et les Palestiniens sur la base d’une solution à deux Etats.

De son côté, le président palestinien, Mahmoud Abbas, a décrété samedi «jour de deuil national» et tenu Israël pour seul responsable de ces morts. «Le grand nombre de martyrs et de personnes blessées dans ces manifestations populaires pacifiques prouve que la communauté internationale doit intervenir pour assurer la protection de notre peuple palestinien», a t-il déclaré dans un discours.

L’ONG Human Rights Watch a soutenu, pour sa part, que «l’utilisation de la force meurtrière est interdite par le droit international», jugeant le nombre de morts et de blessés «choquant». La Journée de la terre (retour) est célébrée le 30 mars de chaque année par les Palestiniens. Le droit au retour des réfugiés palestiniens est inscrit dans la résolution 194 de l’ONU. Malgré cela, Israël le renie. Et personne ne bronche.

Categorie(s): monde

Auteur(s): Aniss Z.

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