La Radieuse rend hommage à Djillali Amarna et sa famille, Une bonne action à saluer

Elwatan; le Dimanche 19 Mars 2017
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La famille du célèbre chanteur du groupe Raïna Raï, Djillali Amarna, décédé il y  a six ans, vivant dans des conditions sociales très difficiles, a été honorée par la Radieuse et les autorités locales de Sidi  Bel Abbès.
Un hommage rendu par le wali, Tahar Hachani, ainsi que le représentant de la Sûreté nationale, hier, à la salle des conférences, au niveau du siège de la wilaya. Et bien sûr, sous les auspices de la très active association sportive d’Oran, la Radieuse, qui n’est plus à présenter.

Ont participé à cette cérémonie pleine d’émotion de grands noms du sport et de la chanson, à l’image de Lotfi Attar, le fameux guitariste du groupe Raïna Raï, Hazim, du trio Bila Houdoud, Abdi Djillali, Hansal Mohamed, Haffaf, Kadi, Belkhira et Benchiha, entre autres.
La veuve du regretté Djillali, Mme Rezkalah Fatima, très émue, s’est vu recevoir un trophée de mérite, saluant sa carrière artistique, un diplôme honorifique et enveloppe financière et offrir une Omra (pèlerinage à La Mecque). Elle n’a pu cacher ses larmes. Sachant que Djillali a été délaissé au cours de sa maladie et que sa femme ne pouvait pas subvenir aux besoins de ses trois enfants. Elle a vivement remercié le président de la Radieuse, Chafi Kada, ainsi que le wali de Sidi Bel Abbès et la Sûreté nationale. Une bonne action à saluer tout bas. Car d’une grande générosité à l’écoute de l’humain.

Il a fait sensation à Riadh El Feth en 1985

Djillali Rezkellah, plus connu sous le nom de «Djillali Amarna», est mort prématurément le 6 novembre 2010, à l’âge de 49 ans, des suites d’une longue maladie. Il avait officié au sein de la formation Raïna Raï, -en remplacement du chanteur Kada- faisant dans le raï électro, la fameuse marque de fabrique de Sidi Bel Abbès, sous les auspices du guitar hero Lotfi Attar, et ce, en 1984. Et puis, parmi le groupe Amarna à partir de 1986. Pour ceux qui ne connaissent pas Djillali Amarna ou encore Raïna Raï, c’est ce chanteur qui a crevé le petit écran algérien en juillet 1985, à l’occasion de la Fête de la jeunesse, à Riadh El Feth, à Alger. Il avait bousculé l’establishment ambiant, en ayant une nouvelle «raïattitude», jurant avec l’ancienne et pionnière génération raï plus «guindée», à la manière du tarab el arabi d’Oum Edounia, l’Egypte. Il était, sous l’impulsion du band Raïna Raï, le «pionnier» de l’entertainment du raï. Il fallait le voir et l’écouter interpréter Til Taïla revisitée. Djillali était bien sur scène. Il fera aussi sensation au fameux Festival de La Villette, à Paris, en 1986, avec Raïna Raï.

Plus «solid rock»

Mais Djillali se surpassera au sein de la formation Amarna de 1986 à 1990. Car plus solid rock, libre et énergique que le registre raï des chebs. Aussi, immortalisera-t-il les titres, tels que Khelouni Nebki Ala Rayi, de Cheikh M’kaleche, Ana Madert Oualou, Sidi Bel Abbès, Merioula ou encore le patriotique Oued Chouli, déjà chanté par la pionnière du raï, Cheikha Rimitti.
Djillali, dans les années 1990, figurera sur l’album de Raïna Raï, Mama et Bye Bye sur les titres N’touma et N’stahel. A partir de 2001, il entamera une carrière en solo, notamment avec l’album Ghaba (naouri). Djillali, mort dans l’extrême dénuement, semble nous «balancer» à la figure les lyrics lacrymaux de Khalouni Nabki Aâla Rayi : «Laissez-moi pleurer sur mon sort/Laissez-moi raconter ma jeunesse/Laissez-moi pleurer sur mon destin/Ô combien ai-je pleuré sur mon mal !…».

Categorie(s): culture

Auteur(s): K. Smaïl /synthèse

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