Mostaganem, Réagissez

Elwatan; le Mercredi 13 Septembre 2017
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 «Il faut que ce genre de manifestation culturelle soit une occasion pour mettre en avant la richesse de notre patrimoine, des richesses qui sont vouées à la disparation si on ne les prend pas en considération», déclare-t-il. Le commissaire du festival a précisé que le commissariat a tenu à ce que cette édition se tienne bel et bien, malgré le manque de budget étatique, d’où le fait qu’elle débutera le 14 septembre, contrairement aux précédentes qui se tenaient tous les 20 août. «L’équipe s’est battue contre vents et marées pour maintenir cette édition», dit-il. Une situation de plus, qui montre à quel point ces festivals sont coûteux, sans pour autant réussir après chaque édition à faire des bénéfices et devenir autonomes. Une politique culturelle qui pâtit de la situation économique du pays et qui renseigne combien son mode de gestion était défaillant et sans aucune rentabilité. Des hommages nationaux seront, en outre, rendus durant cette édition aux illustres figures de ce genre de poésie populaire, des hommages que le commissariat veut à la hauteur des statures des artistes sélectionnés, tant ils étaient imprégnés de la culture locale de la ville, citant, entre autres, Cheikh Charef Benkheira et Ahmed Zeguich.

Abdelkader Bendaâmache, commissaire du FNPM et président du Conseil national des arts et des lettres, a annoncé la prochaine publication d’un livre collectif intitulé Cheikh Sidi Lakhdar Benkhelouf, amir el Chouaâr’a (prince des poètes). «Le livre d’environ 1000 pages et renfermant 167 poèmes est actuellement en cours de correction chez l’imprimeur de l’ENAG», ajoute-t-il. D’autres activités sont au programme, comme l’organisation, samedi 16 septembre, d’une journée nationale de la poésie malhoun animée par des spécialistes, notamment Hadj Bouferma, Amine Dellai, Chammaderouiche, ou encore Amar Belkhodja. La cérémonie d’ouverture sera ponctuée par la projection d’un film documentaire sur le même thème et des déclamations poétiques de Cheikh Yacine Ouabeb, ainsi que des chants melhoun et de la musique andalouse.     
 

Categorie(s): culture

Auteur(s): Salim Skander

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