Relevant les conséquences du renforcement de l’institution présidentielle, Le RCD dénonce l’affaiblissement continu du Parlement

Elwatan; le Jeudi 24 Mai 2018
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Dans les faits et dans les textes, à l’image du projet de règlement intérieur, le pouvoir, estime le parti, continue de marginaliser le arlement et le mettant à l’écart de tout débat sur les questions d’intérêt national. «La nouvelle Constitution promulguée en 2016, qui renforce considérablement l’institution présidentielle, semble déteindre sur toute la vie de la nation.

A un Premier ministre devenu simple coordonnateur et rappelé à l’ordre à chaque annonce, l’Assemblée nationale est dessaisie de tout pouvoir d’initiative et de contrôle», explique le secrétariat national du RCD dans un communiqué rendu public, hier. Le retardement de l’examen du projet de loi de finances complémentaire (LFC 2018) en Conseil des ministres, ajoute-t-on, s’inscrit dans le même contexte.

«Cela a été fait à dessein pour que le texte soit promulgué par ordonnance et éviter ainsi tout débat — certes formel au vu du vote bloqué des partis du pouvoir — au niveau de l’APN. De même, le nouveau règlement intérieur de l’APN ne laisse aucune initiative à l’opposition et renforce le contrôle sur les députés», lit-on dans le même communiqué.

Selon le parti de Mohcine Belabbas, le pays récolte aujourd’hui les conséquences de l’instabilité au niveau de plusieurs départements ministériels. «Le chef de l’Etat, qui a consommé quatre ministres du Commerce en une année, ne semble pas mesurer les dégâts qu’occasionne une telle instabilité dans un secteur aussi sensible.

Les annonces contradictoires de chacun des locataires de ce ministère ont fini par désorienter les investisseurs, livrés à une gestion administrative de court terme, et par conforter dans leurs pratiques tous les fraudeurs et les agents parasites du marché informel», dénonce le RCD. Selon cette formation, comme à chaque Ramadhan, «la mercuriale flambe et les responsables du secteur accusent les ’citoyens boulimiques’ et passent leur temps à rédiger des communiqués sur le renforcement du contrôle».

«Cette trame n’a rien d’anecdotique, d’autres secteurs subissent le même sort. Les rectifications de dernière minute du projet de loi de finance complémentaire, en particulier sur les concessions agricoles, les vas et viens dans le secteur de l’éducation, les inconséquences dans le traitement du statut et de la grève des résidents ou les couacs de notre diplomatie s’ajoutent aux manipulations de la scène politique pour tuer dans l’œuf toute alternative au statu quo de rigueur», ajoute le parti.

Le RCD revient aussi sur le projet de loi organique relative aux lois de finances qui, selon la même source, «cultive l’ambigüité et les approximations». «Censé renforcer la transparence (exigence de la Banque mondiale), l’efficacité des dépenses, le rôle du Parlement et codifier la notion de responsabilité dans la gestion des deniers publics comme le stipule l’exposé des motifs, le projet présenté aux députés cultive l’ambiguïté et les approximations et dessaisit l’Assemblée y compris dans ses prérogatives fiscales traditionnelles en privilégiant dans de nombreux domaines la voie réglementaire (l’Exécutif)», déplore le parti.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Madjid Makedhi

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