Sortie de la première promotion de master à l’UFMC, Réagissez

Elwatan; le Mercredi 13 Juin 2018
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Ce Master implanté au sein du département de physique de l’Université Mentouri à Constantine et géré par le Laboratoire de physique subatomique (LPMPS) est dispensé en collaboration avec le Centre de recherche en astronomie d’Alger (Craag)», nous a indiqué le Pr Mimouni chargé de la formation.

«Cette première promotion a reçu un enseignement de haut niveau couvrant toutes les branches de l’astrophysique et de la cosmologie dignes de n’importe quelle grande université de par le monde.

Ceci grâce notamment à une collaboration exemplaire de spécialistes dans le domaine des universités de Batna, Annaba, M’sila, Béjaïa et du CRaag», explique notre interlocuteur, précisant que «les étudiants ont aussi bénéficié de la tenue de la quatrième édition de l’Algerian conference on astronomy and astrophysics (ACAA) à l’université Abbes Leghrour de Khenchela en mars 2017 et dont la participation aux travaux faisait partie intégrante de leur formation».

La formation est des plus exigeantes. Elle nécessite des moyens et un encadrement des plus performants et est dispensée en anglais, soit la langue de la technologie. «Rien n’illustre mieux cette synergie des moyens et ressources humaines que le fait que les encadreurs des thèses de fin d’études des étudiantes proviennent de 5 universités et centres de recherche dont deux de l’étranger, y compris le Brésil.

Cette saveur internationale marquée de la formation a été rendue possible grâce au fait que la moitié des modules sont dispensés en anglais et la plupart des travaux sont effectués dans cette langue», est-il détaillé. Y aurait-il une deuxième promotion ?

Pour le Pr Mimouni, elle est attendue de pied ferme et avec beaucoup d’enthousiasme : «Nous attendons de pied ferme le cru 2018-2019 d’étudiants pour asseoir véritablement l’enseignement de l’astrophysique dans notre pays dans le paysage académique des sciences fondamentales dont elle aurait toujours dû faire partie. Il est en effet proprement incroyable que l’Université algérienne ait dû attendre jusqu’à ces dernières années pour pouvoir proposer une offre de formation dans un tel domaine si stratégique».

Et lui de soulever les écueils qui ont jalonné ce parcours avant que le master en astrophysique soit entériné. «Il a fallu en effet vaincre une opposition tenace provenant d’une incompréhension de décideurs qui au fil des décennies ont cru voir en l’astrophysique une branche exotique dont notre pays pourrait s’en dispenser.

Pour la petite histoire, ce n’est pas moins que le premier responsable d’une structure universitaire qui dans la dernière ligne droite dans le processus d’habilitation de la formation s’y opposa farouchement en arguant le manque de débouchés !»

L’instauration d’un tel Master, surtout sa pérennisation, semble aujourd’hui acquise. Cela ne souffre d’aucune ambiguïté pour le spécialiste : «Durant ces seules deux dernières années qui ont abouti à la sortie de la première promotion d’astrophysiciennes, de prodigieux progrès ont vu le jour en astronomie. Mentionnons, en bref, la moisson d’exoplanètes dont le nombre confirmé de ces nouveaux mondes frôle aujourd’hui les 3800.

Certaines de ces planètes, tel le système de sept planètes de TRAPPIST-1 à la très abordable distance de 40 années-lumière, sont fort similaires à la Terre et sont autant de terres promises pour les générations futures qui se succéderont sur notre planète.

La découverte des ondes gravitationnelles a ouvert une nouvelle et unique fenêtre sur l’Univers, ce qui fut sanctionné par l’attribution du Prix Nobel de physique 2017 à ses découvreurs. Mentionnons encore les dernières découvertes sur Mars, les mystères du monde extragalactique et ceux liés à la Matière Sombre et à l’Energie Sombre qui ne semblent pas vouloir se résorber.

Autant d’axes de recherche sur lesquels nos jeunes chercheurs devront se pencher. Quant aux promesses de découvertes futures, elles sont encore plus prodigieuses. Des volontaires pour s’inscrire pour l’année 2018 et explorer les mystères du Cosmos ?».

Une spécialité qui devient très prometteuse dès lors qu’il est mentionné l’implication d’organismes. Selon le Pr Mimouni, «l’accompagnement des promotions futures d’astrophysique se fera par l’Observatoire national des Aurès en voie de réalisation près de Chechar, dans la wilaya de Khenchela».

Categorie(s): etudiant

Auteur(s): Naïma Djekhar

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