5e Salon international des transports et de la logistique à Alger: Réduire la facture des transports à 15% pour réduire la valeur marchande de la production

Lesoir; le Jeudi 13 Septembre 2018
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Le ministre des Travaux publics et des Transports
Abdelghani Zaâlane a ouvert, hier, à la Safex d’Alger le 5e Salon
international des transports, de la logistique et de la mobilité «Algeria
infrastructures 2018» qui durera jusqu’au 14 de ce mois. 97 acteurs dans
les domaines des transports et de la logistique nationaux et étrangers,
Chine, France et Suisse, participent à cette activité. Selon les
organisateurs, la Hollande est l’invitée d’honneur.
Dans sa courte allocution d’ouverture de ce salon, le ministre a mis en
exergue les potentialités du pays particulièrement dans les secteurs des
transports et de la logistique et n’a pas manqué, par ailleurs, de
rappeler quelques grands projets que son département s’active à
réaliser.
Selon le ministre «il est attendu de ce salon, qui est une opportunité
pour les experts, de réfléchir à des propositions dans les domaines des
transports et à la logistique, réflexion à soumettre aux pouvoirs
publics qui en tiendraient compte.» Ce besoin est devenu pressant car le
coût du transport des marchandises est évalué en Algérie à 35%. «Nous
voulons le ramener à 15% pour réduire le coût marchand de la
production», insiste Zaâlane.
Dans le domaine des transports de marchandises, l’Algérie vit en effet
des difficultés découlant des insuffisances dans le volet de la
planification sur le moyen et le long terme. C’est l’aveu de bon nombre
d’experts.
Ce manque de planification joue défavorablement sur l’acheminement, en
toute sécurité, des marchandises et augmente la facture de ce transfert.
L’exemple de la marginalisation de la voie ferroviaire est patent. Le
fait saute aux yeux durant ce salon. Nous avons, en effet, noté la
présence de toutes les entreprises portuaires algériennes, ce qui
dévoile peut-être la tendance import/import de l’économie algérienne,
alors que le stand de la SNTF (Société nationale des transports
ferroviaires) est implanté quelque peu en retrait et reste orphelin de
plus d’intérêt.
C’est l’impact moindre de cette entreprise étatique dans le secteur des
transports des marchandises à travers le pays qui fait d’elle une simple
entreprise alors que son rôle devrait être plus important. Selon un
responsable de cette entreprise présent au salon, l’entreprise en
question n’a transporté en 2017 que 4,5 millions de tonnes de
marchandises. Ce qui représente moins de 4% du volume global transporté.
Quand on sait que le coût du transport par route, en plus de la lourdeur
de la facture, coûte très cher à la collectivité. Il y a le parc des
véhicules à constituer et à entretenir auquel se greffe le plan de
charge en ce qui concerne l’ouverture et surtout l’entretien du réseau
routier. Partant de ce constat, le vœu de Zaâlane de ramener la facture
du transport à 15% commence par plus d’investissements au niveau du
rail.
Abachi L.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Abachi L.

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