ANCIENS MILITANTS FFS DE 1963 : Le parti demande leur réhabilitation

Lesoir; le Samedi 13 Janvier 2018
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Le Front des forces socialistes (FFS) insiste sur la reconsidération
des anciens militants de 1963 du parti et leur reconnaissance par l’Etat
comme martyrs de la période 1963-1965.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - «Je suis ravi d’être aujourd’hui avec les
compagnons de Hocine Aït-Ahmed. C’est grâce à vous que nous sommes
aujourd’hui, ici. Vous êtes les militants de l’Algérie qui a lutté pour
retrouver son indépendance, vous êtes les militants de l’Algérie qui a
lutté pour vivre dans un Etat de droit démocratique ». C’est avec ces
termes que le premier secrétaire général du FFS, Mohamed Hadj Djilani,
s’est adressé aux anciens militants FFS de 1963, réunis hier, au siège
du parti à Alger. Il déplore toutefois, que plus de cinquante ans après,
«nous nous retrouvons face à un pouvoir qui refuse encore la
reconnaissance morale des martyrs et des combattants de la démocratie du
pays, dont la grande majorité d’entre eux a combattu pour l’indépendance
de ce même pays». Selon lui, le FFS s’engage à militer encore et
toujours, pour la reconnaissance du statut de chahid de la démocratie,
au profit des martyrs de 1963. Qualifiant la loi de finances 2018 et
toutes les mesures d’austérité qui l’ont accompagnée d’«antipopulaires»
et d’«antinationales», Mohamed Hadj Djilani a dénoncé le recours du
pouvoir à la violence pour faire taire la colère de la protestation
populaire. «Le pouvoir n’a pas le droit de réprimer ceux qui
revendiquent leurs droits. Le pouvoir n’a pas le droit d’interdire aux
médecins de manifester, aux paramédicaux de s’exprimer, aux enseignants
de se mobiliser. La grève, la manifestation, et les rassemblements
pacifiques sont des droits universels», dit-il. Le FFS dénonce ainsi
l’«entêtement» du pouvoir à ne pas ouvrir un débat avec tous les
syndicats autonomes. Il exige à cet effet, l’ouverture d’un dialogue
national «franc» et «large» avec tous les partenaires sociaux, les
syndicats autonomes et les collectifs des travailleurs. La rencontre du
FFS avec ses anciens militants de 1963 s’inscrit dans le cadre de la
célébration de Yennayer mais aussi de la commémoration du deuxième
anniversaire du décès de Hocine Aït Ahmed, leader historique du vieux
parti de l’opposition. «Si Yennayer est reconnu et célébré aujourd’hui
d’une manière officielle, c’est grâce au militantisme et aux sacrifices
des militants du FFS, des militants associatifs, des militants de la
culture et de l’identité amazighes. Il est de notre devoir, aujourd’hui,
de leur rendre un grand et vibrant hommage», précise encore le premier
secrétaire général du FFS.
Ry. N.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Ry. N.

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