Assemblée générale extraordinaire de la LFP: Le carnaval de Sidi Moussa se poursuit

Lesoir; le Jeudi 18 Mai 2017
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Extraordinaire! Pas l’AGex convoquée par Mahfoud
Kerbadj, ex- et certainement successeur à lui-même à la présidence de la
LFP. Celle-ci, en conclave hier matin, poursuit son carnaval.
Alors qu’il a juré par tous les saints, Sidi Mhamed boukabrein (aux deux
tombes) en premier, de ne plus remettre les pieds à la Ligue de football
professionnel qu’il dirige depuis sa création, en 2011, Mahfoud Kerbadj
semble faire machine-arrière en déclarant aux membres de l’AG réunis
hier au CTN/FAF de Sidi Moussa qu’il allait «réfléchir» avant de leur
lancer qu’il ira au bout de son mandat, le second consécutif, entamé en
février 2016 et qui s’étalera jusqu’en 2019. «Face à l'insistance des
membres de l'assemblée générale qui, à l'unanimité ont refusé mon
départ, et vu la sollicitation du ministre de la Jeunesse et des Sports
qui m'a demandé à son tour de rester, j'ai décidé d'aller au bout de mon
mandat», confiera à la fin des «travaux» celui que des membres de l’AG
n’ont pas manqué d’épingler pendant son règne, de même qu’après avoir
annoncé sa démission du poste de président de la structure de gestion
des deux compétitions majeures pilotées par Mobilis. Que faut-il
comprendre (encore) de ce retournement spectaculaire sinon qu’il ne
faudrait, aujourd’hui plus qu’avant, plus accepter de «manger les
salades de ces seigneurs autoproclamés» du football national. Hier, les
congressistes représentant les deux ligues dites professionnelles
avaient d’abord fait le procès de Kheireddine Zetchi, fraîchement élu à
la présidence de la FAF, qu’ils n’ont pas manqué de descendre en
flammes, en coulisses et à ciel ouvert, l’accusant notamment de ne pas
trancher les (nombreux) litiges qui lui ont été soumis en cette fin de
saison. Le tout dans une cacophonie théâtrale.

Bises et engueulades
Les «ennemis» d’hier se feront même la bise, dans un scénario de
réconciliation éculé, alors que les «bons vieux amis» faillirent en
arriver aux mains pour régler leurs «contentieux» bassement clubards. Et
ce sont les mêmes acteurs qui s’occupaient à défiler sur le même plateau
(CTN/FAF) pour donner des formes et de la force aux séquences les plus
extravagantes. Les Ghrib (MCA), Hamar (ESS), Hannachi (JSK), Medouar
(ASO) et le tout dernier de la classe, Saou (USB) échangeaient les pas
de danse dans une indescriptible cacophonie. Même les plus grands
metteurs en scène ne s’y retrouveraient pas dans ce décor surréaliste.
Impossible en tout cas, pour les médias et les téléspectateurs
notamment, de savoir qui dit vrai, qui a raison ou qui a tort tellement
le casting était parfait et l’interprétation idyllique. Kerbadj faisait,
pour sa part, semblant de ne rien comprendre à la «combine» se
confondant à confirmer son irréversible départ, puis à demander à
réfléchir (après quelques coups de fil) avant de s’assagir et afficher
sa «disponibilité» à aller au bout de son mandat. Bien sûr qu’il ne
pouvait pas rentrer chez lui et s’occuper de sa famille fortement peinée
par le sort que lui réservaient les «monstres» du football ! Tellement
impossible que l’on oublie que, quelque part, des coups de fil sont plus
efficaces que les coups de sang et les uppercuts. Kerbadj poursuivra son
«œuvre» sous les coups de boutoir de la smala.
M. B.

Categorie(s): sports

Auteur(s): M. B.

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