BOUMERDÈS: Un député demande une maison de la presse au ministre de la Communication

Lesoir; le Mardi 15 Aout 2017
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Mercredi passé, lors de la pause-café au siège de la
Protection civile de la ville de Boumerdès, le député de l’UND (Union
nationale pour le développement), Sid Ali Belaïd a sollicité le ministre
de la Communication, Djamel Kaouane, en visite dans cette région, pour
l’ouverture d’une maison de la presse à Boumerdès, «comme cela se fait
dans d’autres wilayas pour que les journalistes de notre wilaya puissent
faire leur travers dans un minimum de conditions professionnelles.»
Argumentera l’élu de l’UND dont c’est le premier mandat national.
Il y a lieu de noter d’abord que c’est la première fois dans cette
wilaya qu’un élu national (Sénat ou APN) ou régional (Apw) s’intéresse
aux difficultés que subissent les journalistes et correspondants locaux
dans cette wilaya. Seconde constatation, le député est intervenu lors
d’un moment de repos de la délégation ministérielle alors que la
majorité des journalistes et correspondants était absente dans la salle.

Donc, la demande est réelle ; elle n’a pas été faite pour avoir la
sympathie de la corporation. Effectivement, cette infrastructure fait
cruellement défaut à Boumerdès. Pour rappel, quelques semaines après son
installation à la tête de l’exécutif de Boumerdès, le wali, Abderrahmane
Madani Fouatih a été sollicité officiellement par les deux associations
activant dans cette wilaya. La réponse était un oui. La corporation qui
avait espéré l’inauguration pour la Journée mondiale de la presse (3
mai), est déçue.
Sid Ali Belaïd a également interpelé le ministre sur les journaux qui
cessent de paraître. «Par le passé, on gérait la pléthore des journaux
et à présent on gère les fermetures de ces journaux.» Dira le député.
Dans sa réponse au représentent du peuple, le ministre de la
Communication a déclaré que ces journaux ferment pour des raisons
économiques précisant que ne resteront sur la scène médiatique que des
journaux ayant des assises économiques fiables.
La dernière question du député est en rapport avec la diffusion des
cours de rattrapage sur la cinquantaine de chaînes de télévision,
accréditées ou non. Argument du représentant du peuple, «ce ne sont pas
toutes les familles algériennes qui peuvent payer des cours privés à
leurs enfants». Le ministre a affirmé qu’il y a un projet dans ce sens
mais sans donner plus de précisions.
Abachi L.

Categorie(s): régions

Auteur(s): Abachi L.

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