Chaînes de télévision privées: Les autorisations prorogées

Lesoir; le Lundi 30 Decembre 2013
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L’inquiétude et les appréhensions étaient de mise
depuis quelques jours au sein des diverses chaînes de télévision
«expatriées», les autorisations qui leur ont été délivrées l’année
dernière devant expirer demain, dernier jour de l’année 2012.
Mohamed Kebci - Alger (Le Soir)
C’est le grand ouf de soulagement chez
les patrons de ces chaînes émettant en offshore, ces fameuses
autorisations sont prorogées au-delà de ce 31 décembre. Et c’est le
ministre de la Communication qui a fait part de ce beau cadeau de fin
d’année ou de celui de la nouvelle année, c’est selon.
Une prorogation qui n’ira pas au-delà de l’entrée en vigueur de la loi
sur l’audiovisuel et de la mise en place de l’autorité de régulation de
l’audiovisuel, a affirmé Abdelkader Messahel, hier, en marge d’un débat
autour de la carte nationale du journaliste professionnel, à la
résidence El Mithak. Cette loi sur l’audiovisuel, le ministre en a exclu
la veille, tout report comme rapporté ici et là, précisant, samedi, lors
d'une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires
étrangères, qu’elle sera soumise au débat parlementaire, durant ce mois
de janvier, le gouvernement «soucieux» de voir adoptée ladite loi durant
la présente session automnale de l’Assemblée nationale.
Un empressement de faire adopter cette loi dont les fondements sont les
mêmes dans toutes les lois du monde, à même de permettre, a expliqué le
ministre, de «légaliser et de protéger davantage la pratique de
l'audiovisuel en Algérie et de combler un vide juridique dans la loi
algérienne», exprimant le souhaite de programmer la loi sur la publicité
durant la même session.
Et dans son allocution d’ouverture de cette rencontre sur la carte
nationale de journaliste professionnel, la toute dernière après les
quatre précédentes régionales tenues à Oran, Constantine, Ouargla et
Alger, le ministre de la Communication a insisté sur la formation du
journaliste qui constitue la principale priorité du département. Une
formation qui se traduira par un «vaste programme» financé par le fonds
d’aide à la presse.
Une formation qui s’adresse à tous les journalistes du secteur public et
privé sans distinction ainsi que aux intervenants dans les métiers de la
communication», a tenu à signifier le ministre pour qui «une meilleure
formation ainsi que le respect des règles d’éthique et de déontologie
conduira assurément notre presse à plus d’efficacité ainsi qu’à une
participation au développement national».
Messahel n’a pas manqué d’appeler à «plus de spécialisation des
journalistes, une meilleure maîtrise des techniques de presse et
l’approfondissement des connaissances dans les différents domaines de la
vie économique et sociale». Il a aussi plaidé pour l’acquisition et une
meilleure utilisation des technologies de l’information et de la
communication.
Pour revenir audit projet de la carte nationale de journaliste, la
dernière mouture, celle du 25 décembre dernier, a été, donc, soumise à
débat hier. Un débat qui n’a pas été pour susciter l’intérêt des
concernés, la présence s’étant grandement limitée à celle des confrères
des médias publics, télévision, radios et APS. Une mouture de 31
articles répartis en quatre sections dont une grande partie est
consacrée à la composition de la commission chargée de l'attribution de
ladite carte.
Le débat s’est plus focalisé sur la condition de l’exercice continu de
la profession de journaliste pour prétendre à faire partie de cette
instance (article 9), au vu de la jeunesse de la corporation, se
défend-on au niveau des concepteurs du projet.
Ou encore la disposition de l’article 17, «évasif», aux yeux de nombre
de journalistes quant à la durée de la période d’essai et la
confirmation de l’employeur de tout journaliste dans son poste à même de
lui ouvrir le droit de demander la carte nationale auprès de ladite
commission.
M. K.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): M. K.

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