El Tarf: Un premier livre publié sur les variétés algériennes d’huile d’olive

Lesoir; le Jeudi 12 Juillet 2018
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«Nous disposons de 120 variétés à l’échelle nationale
et il est indispensable de changer de méthode de récolte des olives».
Docteur en sciences alimentaires de l’université d’Annaba depuis 2013 et
enseignante actuellement à l’université Chadli-Bendjedid d’El Tarf au
niveau du département d’agronomie, Mme Benrachou Noura vient de publier
en langue anglaise un livre important sur les variétés d’huile d’olive
algériennes sous le titre générique de «caractéristiques de l’huile
d’olive de quelques variétés algériennes».
«Mon livre est l’aboutissement d’un travail de longue haleine sur
l’huile d’olive. Il faut savoir que mon ingéniorat, mon magister et mon
doctorat sont des travaux faits sur l’huile d’olive.
Egalement, je poursuis des recherches sur le même sujet, et ce, en
collaboration avec le laboratoire Saint Jérôme sis dans la ville
française de Marseille. C’est une maison d’édition allemande qui m’a
contactée pour la publication d’un livre sur l’huile d’olive algérienne
et ce, après avoir pris connaissance de mes publications et de mon
doctorat.
Le livre se vend dans plusieurs pays européens au prix de 28,8 euros», a
indiqué Mme Benrachou qui nous a reçus au niveau d’une salle de cours du
département d’agronomie et d’ajouter : «Ce livre est très important à
plus d’un titre et compte tenu, essentiellement, que le Conseil oléicole
international, dont le siège est à Madrid en Espagne, ne dispose que de
données fragmentaires sur les variétés algériennes de l’huile d’olive.

Et c’est dans ce sens, aussi, que cet ouvrage est très important pour
les professionnels locaux versés dans la filière oléicole. Ils
disposent, dorénavant, de données scientifiques sur les variétés
étudiées.
Certes, actuellement, nous ne pouvons pas exporter de l’huile d’olive à
cause, d’une part, d’une autoconsommation intérieure toujours en
augmentation mais surtout à cause de la méthode de récolte qui reste
archaïque et favorise la fermentation des olives parce qu’elles sont
mises dans des sacs en plastique, ce qui engendre de l’huile de moindre
qualité, d’autre part.
L’idéal est de mettre les olives dans des cageots, lors de leur récolte
et c’est indispensable pour préserver la valeur nutritive de l’huile
extraite surtout pour ce qui est des oligoéléments. J’ai pu remarquer
que dans la wilaya de Béjaïa, plus exactement à Akbou, un agriculteur
utilise les cageots dans la récolte des olives et, de fait, les
échantillons étudiés présentent une qualité excellente semblable à ce
qui se fait en Italie. L’huile produite est dans les normes requises
pour ce qui est du taux d’acidité, en particulier. Cet agriculteur
exporte, d’ailleurs, sa production.» Interrogé sur les capacités de la
wilaya d’El Tarf, le Docteur Mme Benrachou a signalé, formellement et
avec enthousiasme, que «la région dispose, par excellence, d’un climat
adéquat et du soleil pour la production d’huile d’olive de qualité
supérieure.
Malheureusement, on a délaissé ce créneau et un grand travail
d’information et de sensibilisation doit être effectué, sur le sujet. La
wilaya a des atouts indéniables pour hisser cette filière à un niveau
appréciable».
Notre interlocutrice a insisté sur les bienfaits de l’huile d’olive sur
l’organisme humain, surtout que c’est un anticancer et permet une
régénération et protection de la peau.
En guise de conclusion, Mme Benrachou a révélé que son livre sera,
incessamment, traduit en français et en arabe pour arriver à toucher un
public plus large et avoir, ainsi, plus d’impact sur l’opinion publique.

Daoud Allam

Categorie(s): régions

Auteur(s): Daoud Allam

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