Élections locales: La crainte d’une abstention massive

Lesoir; le Mercredi 13 Septembre 2017
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Les partis, notamment ceux contraints à la collecte
des signatures pour valider leurs listes électorales en vue des
élections locales du 23 novembre prochain, appréhendent grandement une
bouderie plus significative que celle enregistrée lors des dernières
élections législatives.

Mohamed Kebci - Alger (Le Soir) - Et si cela venait à se vérifier,
ce serait, soutient amèrement le président du FNA, «catastrophique pour
le pays», estimant que le pouvoir a tout fait pour discréditer la classe
politique, allant jusqu’à «mettre sur le même pied d’égalité les partis
qui activent au quotidien et les indépendants, ces saisonniers de la
politique».
Un avis que partage également le président du Front de l’Algérie
Nouvelle (FAN) qui dit relever des «difficultés énormes pour convaincre
les citoyens à candidater et à accorder leurs signatures pour valider
nos listes électorales».
Ahmed Benabdeslam regrette que la classe politique soit «laminée jusqu’à
ce que le militantisme et l’engagement politique suscitent de l’aversion
auprès de larges couches de la société». Pour faire face à cette
contrainte de taille liée à la collecte des signatures des électeurs,
l’ex-député sous la bannière du mouvement Nahda, avoue avoir eu des
propositions d’alliances de la part de partis de la même taille que la
sienne. Sauf que, fait remarquer notre interlocuteur, le communiqué du
ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement
du territoire, rendu public avant-hier lundi au soir, reste évasif alors
qu’il était supposé apporter des éclaircissements.
Dans ce document, le département que dirige Noureddine Bédoui invite les
partis politiques désirant constituer des alliances en perspective des
élections locales du 23 novembre prochain, à se référer aux dispositions
de la loi organique relative au régime électoral. Notamment son article
73 qui stipule que s’il y a alliance entre deux partis politiques et
plus, celle-ci «doit être constituée par les premiers responsables des
partis politiques qui la composent et doit revêtir un caractère
national». Seulement, les membres d’une même alliance peuvent se
présenter séparément dans une quelconque circonscription électorale à
condition que ladite alliance n’y concoure pas. Une disposition «floue»,
selon le président du FAN qui exprime sa préférence pour des «alliances
locales» avec, donc, «possibilité pour un parti de nouer plusieurs
alliances selon les affinités au niveau de chaque circonscription
électorale».
Pour sa part, le chargé à la communication au sein du mouvement Islah
qui a décidé de s’engager en solo, le 23 novembre prochain, tient à
relever l’interprétation faite de la loi électorale d’une wilaya à une
autre. C’est ainsi qu’à Jijel par exemple, le parti s’est vu interdire
par la DRAG (Direction de la règlementation et de l’administration
générale) de bénéficier de l’exemption de la collecte des signatures au
moment où ses pairs de la défunte alliance de l’Algérie verte ont en
bénéficié.
Hocine Messaoudène fera aussi remarquer le peu d’intérêt que suscitent
les prochaines élections locales auprès des citoyens, peu enclins à se
porter candidats et à parapher les candidatures des autres, partisanes
ou indépendantes soient-elles.
M. K.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): M. K.

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