ELLES S’ÉLÈVERAIENT, SELON LA FAF, À 200 MILLIARDS DE CENTIMES : Les dettes, une entrave à la gestion des clubs professionnels

Lesoir; le Jeudi 30 Decembre 2010
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Les dettes accumulées par les anciens clubs sportifs amateurs (CSA) posent un épineux problème dans le nouveau mode de gestion qu'impose le passage au statut de club professionnel, sous forme de société sportive par actions (SSPA), estiment à l’unanimité les responsables des clubs du championnat d'Algérie de football des Ligues 1 et 2. «Les nouveaux actionnaires des SSPA ne peuvent pas prendre en charge les dettes des anciens clubs sportifs amateurs (CSA) accumulées durant plusieurs saisons», a fait savoir le manager général de l'USM Annaba, Benali Nacer. «Juridiquement parlant, ces dépenses, dans le cas de leur paiement, ne peuvent être justifiées dans les bilans des nouvelles sociétés. C'est là où réside le véritable problème auquel sont confrontés les clubs», a-t-il expliqué. Les responsables du Mouloudia d'Alger sont sur la même longueur d'ondes que leurs homologues annabis, en estimant que ces arriérés ne peuvent être réglés que par «un traitement exceptionnel». «Tous les clubs ont des dettes et pour les régulariser, il faudra une solution émanant des pouvoirs publics. Cette situation exceptionnelle dans laquelle nous nous sommes retrouvés nécessite un traitement spécial et définitif», a souligné Kamel Abdelouahab, administrateur du Mouloudia d'Alger. Les présidents des clubs ont soumis dans le cadre des 10 propositions transmises à l'instance fédérale, lors de la réunion qu'ils ont tenue à Alger le 24 novembre dernier, une ébauche de solution concernant ce volet. «Les dettes ne doivent pas constituer une contrainte pour le recrutement, par conséquent, il y a lieu de lever l'interdiction d'achat de nouveaux joueurs durant la période du mercato », avaient-ils revendiqué, expliquant que «la prise en charge de l'ensemble des dettes des CSA s'avère indispensable et incontournable dans la conjoncture actuelle sous peine de dépôt de bilan». Selon la Fédération algérienne de football, plusieurs clubs des ligues professionnelles de football 1 et 2 risquent d'être interdits de recrutement durant la deuxième période d'enregistrement de joueurs (mercato), s'ils ne procèdent pas à l'assainissement de la situation financière de leurs joueurs et entraîneurs avant la fin de l'année. «Une interdiction de recrutement sera imposée aux clubs condamnés par la Chambre de résolution des litiges (CRL) et n'ayant pas assaini la situation financière de leurs joueurs dans les délais impartis», avait averti le bureau fédéral de la FAF. Le bureau fédéral avait également précisé, à cet égard, que les clubs concernés par des litiges ont signé un engagement pour apurer tous les arriérés arrêtés par la CRL et dus aux joueurs au plus tard le 31 décembre 2010. La majorité des clubs devenus pros, à partir de cette saison, ont des dettes à honorer envers leurs actuels ou anciens joueurs et entraîneurs et également vis-à-vis d'entités économiques (hôtels, compagnies aériennes...) et de particuliers. «Le montant global des sommes d'argent que les clubs des Ligues 1 et 2 et amateurs doivent aux joueurs est de l'ordre de 20 milliards de centimes (200 millions de dinars)», avait déclaré le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, alors que les présidents des clubs avaient parlé de de 200 milliards de centimes, lors de leur dernière rencontre avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar. «Cette somme concerne la saison 2009/2010 et les 6 mois de la saison 2010/2011», a précisé le patron de la FAF qui signalera que «six clubs risquent d'être interdits de recrutement lors du mercato s'ils ne régularisent pas leur situation avant le 31 décembre prochain».

Categorie(s): sports

Auteur(s): lesoir

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