Expo «Duo» de Valentina Ghanem Pavlovskaye et Chafia Loudjici: Kaléidoscope art

Lesoir; le Samedi 27 Janvier 2018
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C’est rare de voir une exposition qui
réunit la peinture et la photographie ! A la galerie d’arts algéroise
Sirius, l’expo «Duo» regroupe des œuvres de l’artiste-peintre russe
Valentina Ghanem Pavlovskaya et de la photographe algérienne Chafia
Loudjici.
Cette belle expo est dédiée, particulièrement, à la ville d’Alger.
Chafia Loudjici, d’ailleurs, a déjà jeté son regard
d’artiste-photographe sur cette ville à travers l’expo «El-Jazaïr Ombres
et Lumières» en duo avec la photographe allemande Allmuth Bourenane, en
mai 2017, à la galerie de l’hôtel Sofitel d’Alger. Chafia Loudjici se
penche affectueusement sur le plus vieux quartier de la capitale. «Ce
qui m'a toujours fascinée dans La Casbah, ce sont les ruelles étroites.
C'est aussi cette lumière spéciale d'où se dégage ce clair-obscur. Ce
n’est pas comme au centre-ville, où c'est différent. Il y a aussi tous
ces détails comme ceux des portes, les murs, qui m'attirent. Ça me parle
», fait remarquer la jeune photographe. Certaines de ses photos en
clair-obscur ressemblent à des tableaux. «C'est un flou qui donne un
effet pinceau», explique-t-elle. C’est aussi une passerelle vers les
œuvres de Valentina Ghanem Pavlovskaya.
A propos de ce «Duo», elle fait, d’ailleurs, remarquer : «L'encre et les
lumières chaudes que dégage la peinture ont un certain rapport avec la
photographie. J’admire énormément l’artiste Valentina Ghanem et faire
une expo avec elle, c'est comme un rêve qui se réalise.»
«La peinture et la photographie sont deux approches différentes. Ainsi,
même si on traite le même sujet, le rendu est toujours surprenant.
Chafia Loudjici est une jeune artiste-photographe qui travaille beaucoup
sur le thème de la ville, sur sa ville natale Alger. Elle est
algérienne. Moi j'ai beaucoup travaillé sur le thème de la ville, la
ville d’Alger qui m'est très chère et où je vis depuis 35 ans et je suis
russe. Dans cette différence, il y a cette beauté», explique, de son
côté, Valentina Ghanem Pavlovskaya.
L’artiste-peintre russe propose un patchwork hétéroclite de ses travaux.
Les toiles appartiennent à plusieurs périodes de sa vie. Une partie
relève de l'exposition «Vertige» datant de 2003. «J'ai voulu montrer
qu'on change chaque jour ou presque. Il y a les peintures de «Vertige»
qui se regardent dans quatre sens. Une partie de mon expo présente aussi
La Casbah vue d'en haut que j'ai déjà montrée dans l’exposition ‘’De
Toits à moi’’». Une autre partie de cette expo montre des toiles
inspirées du Sud algérien. «En tout cas, cette exposition aspire à
montrer mes vertiges, mes états vertigineux et mon amour pour le Sud en
général comme pour Alger. Ça synthétise tout ce que j'ai vécu, ce qui
m'est cher. J'ai voulu exposer avec Chafia pour montrer son regard et le
mien, c'est-à-dire deux univers différents qui peuvent voir chacun à sa
manière le même lieu. Comme La Casbah par exemple. C'est autour de cette
vision que je me questionne, comment les êtres voient les choses, chacun
selon sa façon de regarder.» A travers les œuvres de l’expo ‘’De toits à
moi’’», l’artiste russe rend également hommage à son père l’artiste
Valentin Vasilivitch Pavlovsky.
L’exposition «Duo» à la galerie Sirius restera ouverte jusqu’au 8
février 2018.
Kader B.

Categorie(s): culture

Auteur(s): lesoir

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