FLN : : Installation de la commission nationale des élections Sept ministres assisteront Ould Abbès

Lesoir; le Lundi 18 Septembre 2017
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En prévision des locales du 23 novembre prochain, le
secrétaire général du Front de libération nationale a installé, samedi
soir, «la commission nationale des élections» du parti qu’il présidera
en personne. Elle est composée, outre le SG donc, de sept autres cadres
supérieurs du parti qui occupent ou qui ont déjà eu à occuper de hautes
fonctions étatiques.

Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - En fait de commission, il s’agit
d’un véritable état-major de guerre ! Les profils choisis pour
constituer ladite commission nationale des élections dénotent, pour
ainsi dire, des ambitions du parti pour le rendez-vous du 23 novembre
2017.
Ould Abbès a désigné à cette commission, en effet, les quatre nouveaux
membres récemment nommés au bureau politique en plus de trois autres
anciens ministres. En l’occurrence, l’actuel ministre des Relations avec
le Parlement, Tahar Khaoua, le ministre de l’Enseignement supérieur et
de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, l’ex-ministre de
l’Agriculture et du Développement rural, Abdesselam Chelghoum et
l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, ancien ministre de la
Communication, ancien directeur de la communication à la présidence de
la République et actuel chef de groupe parlementaire du tiers
présidentiel au Sénat, Hachemi Djiar. A ces quatre membres s’ajoutent
trois autres anciens ministres, à savoir, respectivement, l’ancien
ministre des Transports et des Travaux publics, Boudjemaa Talai,
l’ancien ministre, directeur de cabinet de l’ancien Premier ministre
Abdelmalek Sellal, Mustapha Rahal et, enfin, l’ancien ministre des
Resources en eau, ancien ministre des Travaux publics, ancien secrétaire
général au ministère de l’Intérieur et plusieurs fois wali, Abdelkader
Ouali. Ce dernier, un enfant du secteur des collectivités locales
justement, a eu, en plus, à gérer de très près plusieurs élections
nationales à partir du poste stratégique de secrétaire général du
ministère de l’Intérieur qu’il avait occupé pendant plusieurs années.

«Cette fois, c’est la compétence et l’expérience qui ont été préférées à
toutes les autres considérations, pour la constitution de cette
commission nationale des élections», nous confie-t-on dans l’entourage
du secrétaire général du parti. Il faut dire, aussi, que l’attrait
qu’exercent les listes électorales du FLN est tel que, comme d’habitude,
nombre de conflits ont éclaté au niveau de certaines communes ou
wilayas.
Certains membres du bureau politique, du Comité central ou quelques
parlementaires influents sont contestés ou dénoncés par la base. D’où le
recours à ces hauts cadres de l’Etat et du parti pour constituer la
commission nationale autour du secrétaire général. «C’est un gage de
confiance adressé à la base militante car, personne ne va soupçonner
d’anciens ministres ou des ministres en exercice d’intentions
malsaines», nous confie-t-on au niveau de la direction du parti.
Allusion, ici, est faite à cette nouvelle pratique qui a pollué les
élections en Algérie ces dernières années, à savoir la corruption et
l’intrusion de l’argent sale en amont de chaque processus électoral, au
moment des confections des listes, plus précisément.
Les sept ministres en question travailleront sous la conduite du
secrétaire général, au niveau de l’hotel «Le Mouflon d’or» de Ben Aknoun.
Cette commission, qui a toutes les prérogatives, aura à finaliser les
listes électorales et à statuer sur les recours, au cours de réunions
qu’elle tiendra à huis clos.
Cette première mission, celle de la confection des listes ainsi que les
arbitrages finaux, sera menée, quotidiennement, jusqu’au 24 septembre en
cours. Cela, avant de passer aux autres étapes, celles qui consistent en
la préparation de la campagne électorale, de la logistique et de
l’élection elle-même.
K. A.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): K. A.

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