FLN: Ould-Abbès répond à Menasra et Benyounès

Lesoir; le Lundi 13 Novembre 2017
2

Le parti majoritaire, le Front de libération
nationale, hausse le ton, à l’entame de la dernière semaine de campagne
électorale pour les locales du 23 novembre. «Oui ! Je le dis encore une
fois et le répète, la légitimité historique revient au FLN. C’est le FLN
qui a libéré le pays, c’est lui qui a construit l’Etat et qui l’incarne
encore aujourd’hui, n’en déplaise à certains que cela dérange.» Le
propos, ici, est de Djamel Ould-Abbès qui répond ainsi, directement, à
Abdelmadjid Menasra et à Amara Benyounès, notamment.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - C’était à l’occasion d’une
rencontre avec les femmes du parti, organisée hier, au niveau de la
salle des fêtes du parc Dounia à Dely Ibrahim, sur les hauteurs d’Alger.
«C’est ce que j’avais dit vendredi aux Aurès, à Batna et hier samedi
dans le Djurdjura, à Tizi-Ouzou. Ce sont deux fiefs de la Révolution du
1er Novembre 1954 (…) La légitimité historique, c’est nous ! Krim
Belkacem a signé les accords d’Evian au nom du FLN. Je sais bien que
cela dérange certains. La mobilisation citoyenne derrière le FLN les
fait paniquer, je le sais.»
Ould-Abbès insiste encore : «Personne ne va réussir à nous complexer sur
cette question de légitimité historique. Bien au contraire, c’est nous
qui les complexons. Dites aux citoyens que tant que le FLN est là, tant
que le Président Bouteflika est là, ils n’ont rien à craindre. Les
acquis sociaux seront toujours préservés, les emplois aussi. Le FLN
tient à rassurer le peuple également. La situation financière du pays
est maîtrisée et nous avons toujours de quoi payer les salaires de tous
les fonctionnaires. Cela, grâce à la politique adoptée par le Président
depuis 2002 et le remboursement anticipé de la dette extérieure.»
S’adressant ensuite à son public du jour, à savoir les femmes, Ould-Abbès
enchaîne : le FLN est le seul parti qui défend les femmes. «La nouvelle
Constitution initiée par le Président Bouteflika contient quatre
articles consacrés aux droits de la femme. Ce n’était pas facile, et le
Président a entamé ce travail en 2008 déjà, avec le fameux article 31 de
la Constitution.(…) Sur nos listes de candidatures pour les locales du
23 novembre, nous ne comptons pas moins de 11 000 candidates femmes et
cela, aucun parti ne l’a fait. (...) Je défie aussi tous les pays arabes
et musulmans à démonter qu’ils ont réalisé autant que nous, en matière
de droits des femmes.»
Toujours s’agissant de la femme, le patron du FLN ajoutera : «Le corps
électoral national compte 23 millions d’inscrits dont 13 millions de
femmes. Les femmes à elles seules peuvent nous faire gagner les
élections.»
Devant une assistance entièrement acquise à Bouteflika, Ould-Abbès ne
manquera pas de profiter de l’occasion : «Tant que le Président
Bouteflika est là, et il est encore là pour longtemps, nous n’avons rien
à craindre. Cet homme, nous avons toujours été à ses côtés, avant même
qu’il ne soit Président. Et quand le lion rugit, les chacals et les
lapins se terrent. Il a suffi qu’il prononce quatre mots en Conseils des
ministres pour que tous se dégonflent.» Cette dernière phrase est, bien
sûr, destinée à l’opposition. Plus précisément, aux partisans de
l’application de l’article 102 de la Constitution.
Il faut dire également qu’en cette dernière semaine de campagne, marquée
par une inexplicable mollesse de l’opposition, les partis du pouvoir ont
le vent en poupe. Le FLN particulièrement. Le parti présidentiel passe
même à l’autre étape» dans sa campagne.
Depuis vendredi dernier en effet, et la sortie de Batna, chaque meeting
du secrétaire général est clôturé par un rituel répété à Tizi-Ouzou et à
Alger, en attendant les autres wilayas : la lecture solennelle d’une
motion de soutien à… Abdelaziz Bouteflika ! Autrement dit, la
pré-campagne pour 2019 a déjà commencé chez le parti que préside
Bouteflika…
K. A.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): K. A.

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..