FORMATION PROFESSIONNELLE: Le pari de former «utile»

Lesoir; le Jeudi 14 Juin 2018
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Après avoir réussi à inverser la donne en intéressant
de plus en plus les recalés du système scolaire, le ministre de
l’Enseignement et de la Formation professionnels s’attelle à un autre
pari et pas des moindres, former utile.
M. Kebci-Alger (Le Soir) - Former les jeunes avec la perspective de
les mettre aussitôt le diplôme en main, dans le milieu du travail et
offrir de la ressource humaine qualifiée, tel est le pari que se fait le
ministre de l’Enseignement et de la Formation professionnels. Mohamed
Mébarki l’a réaffirmé, hier, au forum du quotidien Al-Chaâb quand il a
fait une évaluation «acceptable» de la formation en milieu du travail à
la faveur de laquelle, le stagiaire passe le gros de la formation, près
de 80%, en milieu professionnel, c’est-à-dire dans une entreprise avec
la perspective d’y être embauché, une fois la formation terminée et le
diplôme en poche. Une sorte de formation «ciblée» pour les besoins de
laquelle pas moins de 13 000 conventions ont été conclues localement
pour des «besoins précis» d’entreprises, dans une démarche couvrant
l’objectif de coller davantage aux spécificités des régions, voire des
localités.
Aussi, Mébarki relèvera d’autres statistiques prouvant toute
l’efficacité de la démarche : 83% des demandeurs d’emploi au niveau de
l’Anem durant les 11 premiers mois de l’année dernière ont pu «se caser»
en dénichant des postes d’emploi et 63% des jeunes ayant pu monter des
projets dans le cadre de l’Ansej sont des apprentis sortis des centres
et instituts de formation professionnelle.
Aussi, les centres d’excellence mis sur pied en partenariat avec des
entreprises aussi bien nationales qu’étrangères, leaders dans leurs
domaines d’intervention, des secteurs «stratégiques» et donc
«prioritaires», permettront prochainement la sortie des toutes premières
promotions des futurs formateurs locaux dans des spécialités et
filières. Comme ceux conclus avec Schneider Algérie, Cosider, Algérie
Télécom ou ceux en voie de concrétisation avec Renault dans la
plasturgie ou encore celui concernant la maintenance industrielle
automobile avec Peugeot et Schneider.
Le ministre de l’Enseignement et de la Formation professionnels se
réjouira du recul de la mentalité qui diminue de la valeur de la
formation professionnelle par rapport au cycle scolaire. Il en voudra
pour preuve, les 200 000 collégiens orientés l’année dernière vers le
secteur par les commissions mixtes (éducation et formation) et dont 80
000 se sont, au final, inscrits et ont commencé leurs formations.
Plus que cela, Mébarki révélera une nouvelle tendance, celle de
bacheliers, voire de diplômés universitaires, qui optent pour certaines
formations professionnelles qui leur assurent un poste d’emploi. Comme
le tourisme et l’hôtellerie qui intéressent de plus en plus de
bacheliers et de diplômés universitaires, citant le cas d’un institut de
Boumerdès dont «40% des nouveaux inscrits dans cette filière sont des
bacheliers».
M. K.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): M. K.

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