GUELMA: La cité de plus en plus embouteillée

Lesoir; le Lundi 11 Septembre 2017
2

Les grandes villes d'Algérie sont généralement les
plus embouteillées, avec un temps de trajet doublé à l'heure de pointe.
Guelma arrive... pour occuper une bonne position. Dans la cité du
8-Mai-1945, le temps de trajet au centre-ville continue de s'accroître,
en fin de matinée et le soir à l'heure de pointe.
La circulation automobile ne cesse donc, de se compliquer dans la ville
de Guelma, provoquant des pics de bouchons pour le moins paradoxal. «Et
elle se compliquera davantage en l'absence d'un plan de circulation bien
étudié», a annoncé un élu de la commune du chef-lieu de wilaya.
Le cumul de bouchons a atteint un niveau jugé «exceptionnel» ces
derniers jours. Des pics de centaines de mètres d'embouteillage, ont été
recensés sur les principaux axes routiers de la ville, qui rendent la
circulation quasi-impossible durant plusieurs heures de la journée.
Les pires bouchons se forment au centre-ville, notamment au niveau des
boulevards 1er-Novembre, et du Volontariat.
Mais surtout le boulevard Souidani-Boudjemaâ, un tronçon incontournable
pour les automobilistes et même pour les piétons, et qui reste le point
le plus saturé de Guelma. Une situation qui empire de jour en jour, en
dépit de l’aménagement de certains giratoires.
«Ça devient de plus en plus difficile de circuler à Guelma entre 17 h et
20 h. Trop de monde et un parc automobile saturé. On est obligé de
mettre beaucoup de temps pour traverser le centre-ville», nous déclare
un chauffeur de taxi.
Ali, un jeune cadre ajoute : «C’est devenu insupportable aux heures de
pointe. On circule lentement car pour traverser le centre-ville, il faut
emprunter le boulevard Souidani-Boudjemaâ. Il en résulte des
embouteillages, des saturations et des pertes de temps. A cela,
s'ajoutent le stationnement anarchique et «le diktat» des bus de
transport urbain qui étouffent le trafic et qui compliquent la fluidité
davantage». «Regardez devant», s'exclame une femme au volant, qui vient
d'être frôlée par un scooter. Et d'enchaîner «des motos qui slaloment,
grillent le feu rouge, et qui font parfois des queues de poissons, un
vélo qui se faufile sur la droite...».
«En voiture, en bus ou à pied, la circulation à Guelma est devenue un
véritable enfer», se plaignent les riverains. Avec des désagréments en
cascade sur leur cadre de vie, les nids-de-poule, les camions-frigos,
les fourgons de livraison en double file...
«Pour circuler en ville, on n'a pas vraiment d'échappatoires, le grand
boulevard Souidani-Boudjemaâ est désormais complètement condensé.» Les
deux roues sont à l'arrêt sur les espaces réservés au stationnement,
pour empêcher les voitures de se garer. Les carrefours et les
intersections dotés de feux tricolores sont encombrés par les
Subsahariens et les Syriens, qui investissent ces endroits pour
s'adonner à la mendicité.
Un automobiliste s'impatiente, klaxonne longuement... Il s'agit d'un
véritable fléau qui affecte le quotidien des Guelmis. Selon eux, il a
empiré au cours de ces derniers mois. Un moyen de laisser entendre que
les embouteillages ont forcément explosé à Guelma.
«Surtout que les espaces réservés aux voitures ont aussi sacrément
diminué, grignotés par les bus de transport urbain, les deux roues et
même les piétons», declarent-ils.
Noureddine Guergour

Categorie(s): régions

Auteur(s): Noureddine Guergour

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..