Journée d’étude de la CGCI À Oran: 310 garanties accordées pour 346 dossiers traités

Lesoir; le Jeudi 29 Decembre 2016
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La Caisse de garantie des crédits d’investissements (CGCI)-PME
a organisé, hier, au Centre des conventions d’Oran, une journée d’étude
destinée aux responsables locaux du réseau bancaire de l’Ouest afin de
vulgariser les procédures d’octroi de garantie de crédit destiné aux
PME.
Il s’agissait surtout d’informer les banques du développement de la CGCI,
qui va s’attacher désormais à se déployer et à déléguer au niveau
régional «une stratégie de développement initié et voulue par les
pouvoirs publics et le conseil d’administration avec cet objectif de
déléguer au niveau des régions pour faciliter les opérations de
financement et de garantie des crédits de projets des PME et des TPE
(très petite entreprise)», dira à l’ouverture des travaux le DG de la
CGCI Ammar Daoudi.
Cette caisse, qui existe depuis 2008, s’efforce, depuis, de permettre
aux banques une prise de risque dans l’octroi de crédits aux PME, selon
des plafonds prévus par la loi, en leur assurant une garantie qui couvre
jusqu’à 80% le crédit.
Depuis sa création justement, ce sont seulement 2 000 garanties qui ont
été octroyées, ce qui est très faible quand on sait que selon l’ONS, il
existerait près d’un million de PME en Algérie. Mais dans ce million de
PME, 98% sont de très petites entreprises (TPE) ne comptant pas plus de
9 salariés. C’est peut-être là l’une des causes de la faiblesse des
crédits alloués aux PME pour se développer ou pour la création, étant
donné que les TPE n’ont que peu de garantie à donner aux banques.
Par les chiffres, la CGCI a traité 343 dossiers en 2016 et octroyé 310
garanties, soit une augmentation de l’ordre de 10% seulement par rapport
à 2015.
Le montant des garanties accordées a été en 2016 de l’ordre de 19 176
MDA, et concernait, dans 49% des cas, des projets de créations de PME et
51% des projets de développement. En 2015, ce chiffre était de 16 152
MDA.
Pour le DG de la CGCI, cette situation s’explique par l’absence de prise
de risque de la part des banques, qui seraient trop prudentes d’où cette
journée d’étude à Oran, pour rappeler le dispositif de la caisse et le
plus à venir avec la délégation de décision d’octrois de garanties des
crédits.
Il sera encore expliqué aux participants que la généralisation de la
délégation sera couverte sur fonds propre de la CGCI, avant d’être
adossée à un fonds de garantie spécifique.
A noter, justement, que pour l’année 2016, ce sont une vingtaine de
dossiers sinistrés qui ont dû être remboursés par la CGCI.
Fayçal M.

Categorie(s): régions

Auteur(s): Fayçal M.

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