L'AFFAIRE DE L'EX-APC DE SKIKDA: Le verdict sera rendu demain

Lesoir; le Samedi 3 Novembre 2007
2

Le tribunal correctionnel de Azzaba a traité l’affaire de l’ancienne APC de Skikda, dimanche 28 octobre, après le report du 21 du même mois. Le verdict sera rendu demain.La séance a été réservée, cette fois-ci, à l’audition des témoins, une dizaine a défilé à la barre. Sur demande des avocats de la défense, cette affaire, qui traîne depuis sept ans, a été renvoyée à deux reprises, le 25 septembre et le 21 octobre, pour des considérations liées à un meilleur traitement de l’affaire en lui accordant un volume horaire plus étendu pour mieux cerner ses contours au travers des témoignages jugés utiles aux yeux du représentant du ministère public, et ce, en dépit des réticences des avocats de la défense. Pour ce faire, ce sont des témoignages d’entrepreneurs connus sur la scène locale, qui ont eu la part du lion dans une série d’auditions qui a duré plus de 8 heures jusqu'à 16h30. Les témoins ont tous signalé que l’attribution des marchés a été conforme à la réglementation en vigueur. Pour rappel, ces derniers se sont vu confier des projets de développement local, plus particulièrement dans le secteur du BTPH et de l’hydraulique, au niveau de quelques cités de la ville de Skikda. Les personnes impliquées dans cette affaire, au nombre de 14, membres de l’exécutif et de l’administration, trois subdivisionnaires de l’hydraulique, des travaux publics et du bâtiment et leurs deux assistants respectifs, des techniciens du domaine, subissent depuis 7 ans un préjudice moral intense. Leur chef d’inculpation est le détournement de deniers publics. Parmi eux, un employé de l’APC et non un subdivisionnaire, comme déjà rapporté dans notre édition du 1er octobre, s’est vu retenir contre lui aussi le grief de trafic d’influence. Ce dernier a nié les faits qui lui sont reprochés par le fait qu’étant un simple fonctionnaire, contrôleur d’un projet au stade du 20-Août-55, il ne pourrait user de son poste pour faire pression. Ils sont aussi, avec l’ex-vice-président chargé des travaux et de l’urbanisme, les seuls à avoir été détenus durant six mois en l’an 2000, soit l’année où la justice a été saisie du dossier. C’est sur la base de quatre expertises instruites par le parquet, prises comme pièces à conviction, que le représentant du ministère public tenterait d’accabler les impliqués. Pourtant, deux d’entre elles, les plus récentes, réfutent la thèse de détournement retenu. On n’y mentionne que la perte de...43 millions de centimes en consommables. Les avocats de la défense des subdivisionnaires ont pour leur part plaidé l’innocence de leurs plaignants par le fait que ces derniers relevaient d’une institution consultative et externe à l’APC. Certes, si quelques inculpés ont pu, contraintes financières obligent, se lancer dans les affaires, à travers des investissements assez importants, d’autres vivent les affres du chômage malgré qu’ils aient investi le secteur du bricolage et de l’informel. Étant pères de familles pour la plupart d’entre eux, les incidents ont été vivement ressentis. Le 4 novembre c’est dans quelques jours, et les accusés comptent beaucoup sur l’impartialité de la justice dans le but de la réintégration de leurs postes de travail. Sept ans après.Zaïd Zoheir

Categorie(s): régions est

Auteur(s): Zaid Zoheir

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..