L’hadi Khezzar (entraîneur de l’aso chlef) :: «La place de l’équipe est en Ligue 1»

Lesoir; le Jeudi 14 Septembre 2017
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Vainqueur de la Coupe d’Algérie en 2008 à la tête
de la JSMB (dont c’est le seul titre), L’Hadi Khezzar a dirigé plusieurs
clubs par la suite sans pour autant récidiver. Mais son travail a
toujours été apprécié et ce n’est pas un hasard si l’ASO a décidé de lui
faire confiance pour retrouver une place parmi l’élite.

Le Soir d’Algérie : Après deux journées, l’ASO Chlef totalise quatre
points et pointe à la 3e place. Satisfait de ce début de championnat ?
L’Hadi Khezzar : Disons que c’est un début acceptable. La trêve de
l’Aïd el-Kebir a représenté une petite cassure. Nous sommes en début de
saison et nous ne sommes pas encore au point. Je pense que ce n’est qu’à
la sixième journée qu’on pourra atteindre notre vitesse de croisière.
A votre arrivée en fin de saison dernière, il y avait des problèmes à
Chlef. Ont-ils été résolus ?
Oui, je dirais que ça va, c’est le problème financier qui étouffait le
club. Mais le président a payé les anciens joueurs ainsi que les
nouveaux. Par conséquent, l’ASO Chlef, sur le plan financier, est à des
années-lumière de la situation qui prévalait la saison passée.

Etes-vous satisfait de l’effectif de cette saison ?
Oui, parce que l’équipe est plus équilibrée que celle de la saison
dernière. Nous avons amené des joueurs d’expérience mais nous avons
lancé dans le bain des jeunes. Contre le WAT, il y avait un de moins de
18 ans et deux autres de moins de 20 ans.

L’objectif demeure l’accession bien sûr ?
L’objectif c’est de jouer les premiers rôles. A la fin de la phase
aller, on verra notre position au classement. On fera un premier bilan
et une évaluation de nos moyens financiers et on verra. De toute façon,
pour moi, il est vrai que l’ASO ne peut viser que l’accession. Sa place
est en Ligue 1.

Dans cette Ligue 2, il y a six clubs de l’ouest avec l’ASO. Ce sont des
derbys, est-ce que l’accession va se jouer sur les rencontres entre
voisins ?
Comme par hasard, le calendrier nous a imposé trois derbys lors de
ces trois premières journées contre Mascara, Tlemcen et la semaine
prochaine à Relizane. Bon, les derbys ne sont plus comme avant. Il y a
toujours l’enjeu mais moins d’envie. Je crois que tous les clubs ont les
mêmes chances pour accéder. La saison dernière, à part le PAC, qui avait
assuré bien avant, tous les autres auraient pu prétendre à l’accession.

Et quels sont les atouts de Chlef ?
Nous avons une bonne attaque que nous avons renforcée
d’ailleurs. Mais, je regrette l’absence de Melika qui est blessé parce
que c’est un bon joueur qui a beaucoup d’influence. On attend son retour
avec impatience dans trois ou autre semaines.

Il n’y a pas de «vedette» dans votre effectif ?
Pour moi, la seule vedette, c’est le groupe tout simplement. La
moyenne d’âge est de 25,8 ans pour cet effectif avec de la jeunesse et
de l’expérience. Mais, le championnat s’annonce difficile et on va
souffrir.

A commencer par votre prochain déplacement à Relizane où le RCR est déjà
sous pression et va vous faire souffrir
C’est certain. Après un premier match nul, le RCR a concédé une défaite.
Les Relizanais vont vouloir se racheter chez eux et on va souffrir,
c’est sûr. Bon, on a digéré notre victoire face à Tlemcen et on est en
train de préparer ce difficile déplacement à Relizane. On n’est pas
encore au top, mais un bon résultat là-bas n’est pas impossible.

Est-il plus facile d’entraîner en Ligue 1 ou Ligue 2 ?
Moi, je préfère la Ligue 1 parce que l’enjeu n’est par aussi fort. En
Ligue 2, l’engagement est plus soutenu et les terrains ne sont pas aussi
bons. En Ligue 1, les matchs sont télévisés et tout est plus clair. Le
plus fort l’emporte.

Après l’élimination de l’EN, certains analystes ont soulevé la faiblesse
de notre championnat qui ne produit pas de talents et ont mis en cause
le travail des entraîneurs. Que répondez-vous ?
Si j’ai bien compris, on nous accuse de mal travailler dans les clubs et
de bricoler.
Oui, et comme argument, il y a l’exemple de Badou Zaki qui est venu du
Maroc et en une saison, a pu remporter une Coupe d’Algérie avec le CRB.
Alors, dans ce cas-là, Madoui aurait remporté une champion’s League
africaine avec l’ESS, uniquement par chance. personnellement, à
l’intersaison, nous étions en préparation au Maroc et j’ai appris que
Badou Zaki n’a remporté aucun titre dans son pays. Maintenant, je vous
rappelle que moi, j’ai remporté la Coupe d’Algérie en 2008 avec la JSMB
avec un effectif que j’avais composé en une semaine après le départ de
17 joueurs. En coupe, le facteur chance est très élevé et le jour où
Zaki aura remporté quatre titres consécutifs, on pourra le citer en
exemple sans pour autant diminuer de son mérite.

Pour vous, il faut défendre l’entraîneur algérien ?
Moi, je le défends et je vous rappelle que dans les années 80 et 90,
ce sont des techniciens algériens qui exerçaient au Maroc et en Tunisie
et non l’inverse.
Propos recueillis par Hassan Boukacem

Categorie(s): sports

Auteur(s): lesoir

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