LE CHOU: Un aliment trop méprisé

Lesoir; le Dimanche 30 Decembre 2007
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Il y en a pour tous les goûts : chou vert, chou blanc, chou frisé, chou rouge, chou de Bruxelles, chou-fleur, brocoli, etc.Beaucoup de gens considèrent les diverses espèces de choux comme des
aliments secondaires, assez peu nutritifs et souvent de digestion
difficile. Il n’en est rien s’ils sont correctement cultivés et
logiquement préparés. Les choux valent les autres légumes tant au point
de vue des hydrates de carbone (sucres, fibres) et des protides que de
l’assimilation. C’est un légume peu calorique. Les choux sont des
minéralisants remarquables : calcium, potassium, fer, magnésium,
oligoéléments (comme l’iode, le cuivre et le manganèse, deux catalyseurs
indispensables dans l’action des vitamines du groupe B et des enzymes
d’oxydation), souffre (utile pour la santé) et ses essences volatiles
mais pas plus que dans l’oignon, l’ail, le poireau ou le pissenlit, ce
qui lui donne une saveur particulière pas toujours appréciée. Le souffre
associé aux fibres entraîne parfois des intolérances intestinales
lorsqu’il est cuit (le mode de cuisson pourra modifier cet effet
indésirable). Ils sont aussi riches en vitamine C, A, E, P, PP, K et B
(B1, B2, B3, B5, B6, B9 que l’on pourrait presque appeler «groupe
anticancéreux).
Mode d'utilisation
 Il est donc conseillé de consommer les choux crus à
l’exception du chou vert qui est meilleur cuit. Pour la cuisson, et pour
une meilleure digestibilité, d’abord le faire «blanchir», c’est-à-dire
le faire bouillir quelques instants dans un grand volume d’eau non
couverte. Les dérivés souffrés vont être en partie éliminés. Egoutter le
chou puis le faire cuire à la vapeur. Les petits choux verts, jeunes et
tendres ont moins de fibres et de ce fait sont plus digestes. Quand le
chou intervient moins comme une nourriture que comme composant de
régimes particuliers et pour qu’il garde toutes ses propriétés
thérapeutiques, il est préférable de le consommer en jus frais non cuit
car la cuisson, même bien réalisée, détériorerait plus ou moins ses
propriétés. Pour faire le jus de chou, récolter des choux de qualité
biologique. Les laver soigneusement à l’eau non chlorée. Plonger leurs
feuilles pendant une dizaine de secondes seulement dans une eau peu
minéralisée, chauffée à 40°. Recommencer 3 fois cette opération. Hacher
et presser pour en extraire le jus que l’on boit aussitôt.
Indications thérapeutiques
• Le jus
Grâce à ses chlorophylles purifiantes, à son pouvoir vitaminique, à ses
sels minéraux et à sa pauvreté en cellulose, il calme les muqueuses
entériques, rétablit la flore intestinale de symbiose et accroît le
nombre des hématies (plutôt le chou blanc). Voilà pourquoi il est
conseillé dans les anémies, les infections, la paresse du côlon, les
maladies de la peau, etc. Toujours bien toléré, même par ceux qui
supportent mal les choux cuits, il contribue à cicatriser les ulcères
gastriques, les plaies intestinales, à protéger et à régénérer le tube
digestif irrité par des erreurs alimentaires. Riche en inuline et pauvre
en hydrate de carbone, il convient aux diabétiques. Ses bienfaits dans
le rhumatisme sont nets parce qu’il intensifie le nettoyage des humeurs
et favorise l’émission d’urine. D’où son usage dans les ascites
(épanchement de sérosité dans la cavité péritonéale). Parce qu’il
possède des catalyseurs d’oxydation (fer, cuivre, manganèse, etc.) et
des vitamines B, des chlorophylles, des vitamines C et du calcium, il
contribue à la lutte contre les affections pulmonaires, tuberculose
comprise. Pour son iode organique, il est conseillé dans les régimes de
l’insuffisance thyroïdienne. Donc à prendre avec modération si vous
souffrez d’hyperthyroïdie. Reconstituant du sang, dynamisant de la rate,
il est aussi un reminéralisant de choix, un recalcifiant énergique. D’où
l’intérêt de le faire boire aux anémiés, aux opérés, aux convalescents,
aux grippés, aux enfants dont la formation est pénible. Dans tous ces
cas, il est conseillé de mélanger, à parties égales, aux jus de
carottes, de navets et de betteraves rouge pour que chacun des
constituants apporte ses oligo-éléments propres et complète ceux de ses
associés. Ce complexe est remarquable dans la chlorose, la fragilité
osseuse, la tuberculose, la colite ulcéreuse, etc. Les choux sont
bourrés de substances que l’on sait maintenant exercer une action
anticancéreuse (indoles, flavonoïdes, phénols). Que les études soient
faites en Grèce, au Japon, aux USA, en Norvège tous les résultats
concordent : tous les choux exercent une formidable action préventive
notamment sur le cancer du côlon, de la prostate, de l’utérus, des
poumons, de la bouche, du larynx, du pharynx ou de l’estomac.
Usage externe
On utilise avec succès les feuilles de choux en usage externe, sous
forme de cataplasme. Après les avoir stérilisées par immersion dans
l’eau tiède, les appliquer sur les points douloureux dans les
bronchites, les brûlures, les dartres, les entorses, les froissements de
muscles, les ganglions enflés, les gerçures de sein, la goutte, les
furoncles, les panaris, les phlégmons, les plaies suppurantes (changer
les feuilles fréquemment), la métrite hémorragiques (application sur les
reins et le bas-ventre), les névralgies faciales, la paralysie des
membres, la pleurésie purulente, la rougeole (application à la cheville,
aux poignets, au front et à la nuque), l’urticaire, le zona, etc.

Categorie(s): le soir santé

Auteur(s): lesoir

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