MALGRÉ UN IMPRESSIONNANT DISPOSITIF POLICIER: L’Intersyndicale réussit sa protesta

Lesoir; le Mardi 15 Mai 2018
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La journée de protestation nationale à laquelle a
appelé l’Intersyndicale de la Fonction publique a mobilisé les adhérents
de pas moins de quatorze syndicats. A Alger, le rassemblement des
syndicalistes a été empêché. Des centaines d’entre eux ont été embarqués
manu militari. Dans les autres wilayas, les rassemblements ont été
couronnés de succès. Les secteurs de la santé, de la Fonction publique,
de l’enseignement supérieur et de l’éducation ont tous été touchés par
le débrayage. L’Intersyndicale estime le taux de suivi à 65%.
Nawal Imés- Alger (Le Soir) - Tolérance zéro, hier, pour tout
rassemblement au niveau de la capitale. En plus d’un déploiement inédit
des forces de l’ordre au niveau de la place du 1er-Mai, lieu prévu pour
le rassemblement des syndicats, des dizaines de policiers ont encerclés
le siège national de l’Unpef.
Des centaines d’adhérents au-dit syndicat ont été forcés de quitter le
siège avant d’être interpellés. L’accès au siège était quasiment
impossible. Toute personne désireuse d’y accéder était systématiquement
empêchée.
Les présidents des quatorze syndicats réunis sous la houlette de
l’Intersyndicale de la Fonction publique n’ont eu d’autre alternative
que de tenir leur réunion au niveau du siège du Snpsp. Les quelques
militants ayant réussi à atteindre la place du 1er-Mai ont été tout de
suite embarqués dans des fourgons de police.
Pour restreindre les déplacements dans la capitale, la circulation du
métro a même été suspendue quelques heures. En dépit de tout l’arsenal
déployé pour mettre en échec l’initiative de l’Intersyndicale, ses
membres se disent satisfaits du taux de mobilisation de leurs troupes au
niveau national.
En effet, des rassemblements similaires étaient prévus à travers
l’ensemble des wilayas. Membre du bureau national de l’Unpef, Sarani
Hassen estimait hier le taux de suivi de la grève au niveau national à
pas moins de 65% en dépit de toutes les intimidations. En début
d’après-midi, les sept membres du bureau de la wilaya d’Alger étaient
toujours au niveau des locaux de la police.
Pour M. Sarani, il n’est pas possible de prôner le dialogue tout en
embarquant des syndicalistes et en assiégeant le siège du syndicat. Pour
le Dr Merabet, président du SNPSP, la satisfaction est la même avec un
taux de suivi estimé à 75% dans le secteur de la santé.
A travers les wilayas, dit-il, les rassemblements se sont bien passés à
l’exception d’Alger où des médecins ont été interpellés. Pas moins de 23
d’entre eux étaient toujours retenus par la police en début
d’après-midi. «Une réussite» cependant, dit-il même si «encore une fois,
des syndicats agréés ont été empêchés d’exercer leur droit». Dans le
secteur de l’éducation,
Cela et Snapest affichent la même satisfaction. Meziane Meriane,
président du Snapest, a tenu à rappeler que parmi les revendications de
l’Intersyndicale figurait le pouvoir d’achat, estimant qu’un exécutif
avait le devoir de gérer en tant d’embellie et en temps de crise.
Autre revendication : les libertés syndicales qui, dit-il, sont mises à
mal. Il en veut pour exemple, le cas des syndicalistes d’Algérie Poste
qui, en dépit d’une décision de justice en faveur de leur réintégration,
n’arrivent toujours pas à retrouver leurs postes de travail.
Au niveau de l’enseignement supérieur, le coordonnateur du Cnes se
disait hier satisfait de la mobilisation de ses troupes en attendant une
évaluation de l’action par l’Intersyndicale.
N. I.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): N. I.

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