Maroc: L’OC Khouribga valide la séparation avec Aït Djoudi

Lesoir; le Jeudi 12 Octobre 2017
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Azzedine Aït Djoudi n’est plus l’entraîneur de la
formation marocaine de la Botola-Pro, l’OC Khouribga. Lundi, soit
quelques jours après avoir été avisé de la mise de fin de ses fonctions
à la barre technique de l’équipe, le technicien algérien a finalisé la
séparation avec le président du club au cours d’une réunion tenue au
siège du club.
Aussi, l’ancien driver des Olympiques algériens qui est sous contrat
avec le club de la cité minière jusqu’en juin 2018 a convenu d’un
divorce à l’amiable. «Chaque partie a obtenu ce qu’elle voulait. Les
intérêts de tout le monde sont préservés», nous dira Aït Djoudi au cours
d’une conversation téléphonique.
Se disant honoré par la confiance que lui a signifiée depuis sa prise de
fonctions au début de l’année dernière, le président de l’OCK, le Dr
Mustapha Skadi (un cardiologue), Aït Djoudi a expliqué que,
contrairement à ce que la rumeur a tenté de colporter, son départ de l’OCK
n’a rien à voir avec les résultats actuels de l’équipe. «En quatre
sorties en championnat, le bilan n’est pas si catastrophique. L’équipe a
perdu deux matchs face au Kawkeb Marrakech et Hassania Agadir et fait
deux nuls devant le Raja et l’IR Tanger. En sus, elle est toujours en
course en coupe du Trône (elle devait en découdre hier à Khouribga avec
les FAR de Rabat, en match «aller» de cette épreuve). Sincèrement, je
pense que malgré quelques difficultés au niveau de l’effectif, cette
équipe n’est pas si mauvaise que ça. Je vous avoue que, sur un plan
personnel, j’étais fatigué de faire la navette Casablanca-Khouribga (120
kilomètres). Ça me perturbait et ça m’empêchait vraiment de me
concentrer intégralement sur ma mission. Je trouve, toutefois, que cette
expérience m’a valu beaucoup de satisfactions notamment la
reconnaissance des petites gens de cette sympathique ville ainsi que le
respect des autres galeries et des observateurs du Maroc»,
explique-t-il. Il est bon de souligner que l’OCK a, dans l’impossibilité
de trouver un successeur à l’entraîneur algérien, confié les destinées
de l’équipe à un Franco-Algérien, M. Keramane que Aït Djoudi avait
recruté en tant que préparateur physique.
Désormais sans club, Aït Djoudi devrait attendre la saison prochaine
pour espérer coacher une autre équipe de première division marocaine. La
nouvelle réglementation de la FRMF en vigueur depuis cette saison
empêche, en effet, un entraîneur d’exercer dans deux clubs du même
palier. Aït Djoudi pourrait, par contre, reprendre du service au Maroc
mais dans une équipe de seconde division.
Envisage-t-il un retour en Algérie ? Aït Djoudi, qui n’écarte aucune
possibilité, assure qu’il préfère prendre son temps. «Je suis un
professionnel, donc appelé à travailler là où le destin m’envoie. Je
préfère, cependant, prendre un peu de recul avant de m’engager. Ne vous
en faites pas, les sollicitations ne manquent pas», conclut l’ancien
entraîneur de la JSK.
R. S.

Categorie(s): sports

Auteur(s): R. S.

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