MPA: Benyounès défend le financement non conventionnel

Lesoir; le Lundi 13 Novembre 2017
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Le président du mouvement populaire algérien (MPA),
Amara Benyounès, a assuré hier à partir d’Oran, que son mouvement
n’adhérera pas à des alliances avec des partis de l’opposition si
toutefois il est invité. «Comment adhérer avec des gens qui appellent à
l’application de l’article 102 de la constitution portant sur
‘’l’empêchement’ du président de la République de pouvoir exercer ses
fonctions en raison de son état de santé ? Pour moi, il s’agit d’un
soulèvement militaire.»
Amel Bentolba - Oran (Le Soir) - Pour le président du MPA, que «ceux
qui souhaitent se présenter à l’élection présidentielle attendent 2019.
Jusque-là, seul le président Bouteflika demeure aux commandes, il n’y
aura pas d’élections anticipées, qu’ils le veuillent ou non !» dit-il.
Et d’ajouter toujours au sujet des élections présidentielles en réponse
à Djamel Ould-Abbès qui déclarait récemment avoir en tête le nom du
futur président «personne ne connaît le nom du prochain président de la
république, seul le peuple élira ce dernier».
Abordant le recours du gouvernement au financement interne non
conventionnel, sans lequel les fonctionnaires n’auraient pas été payés
au mois de novembre, Amara Benyounès critique tous ceux qui se sont
élevés contre cette mesure. «Beaucoup ont critiqué cette mesure, parmi
eux des spécialistes des finances et même le FMI, ma question à ces
gens-là, mais dans ce cas, quelle alternative proposez-vous ?».
Pour le parti du MPA, cette mesure n’est, certes, pas la solution
idéale, mais quel autre choix avons-nous ? s’interroge Amara Benyounès.
Si ce n’est d’évoquer trois solutions, «opérer des augmentations
d’impôts pour le peuple et les entreprises, ou encore recourir à
l’endettement extérieur, et une troisième solution, se tourner vers la
banque centrale. Mais là encore, des réformes profondes sont à mener»,
dit-il.
Tout en affirmant que les candidats de son parti sont des gens intègres,
il les exhorte à bien «surveiller» le déroulement du vote. Il rappellera
la revendication principale de son parti concernant les élections
locales, à savoir : le statut de l'élu, la nécessité de renforcer les
prérogatives des élus locaux pour un meilleur développement de leurs
collectivités. «Nous sommes pour un équilibre entre toutes les autorités
celles de l’élu et de l’administration».
A. B.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): A. B.

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