OEUVRES UNIVERSITAIRES DE TIARET: Une série de mesures pour une meilleure gestion

Lesoir; le Samedi 27 Octobre 2007
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Contrairement à la rentrée universitaire 2006- 2007, où l’on a recensé quelque 7635 étudiants résidents, cette année, ils seront près de 10 000 dont 4000 nouvellement inscrits selon les prévisions, à fréquenter les cités universitaires de la wilaya, c’est du moins ce que nous a déclaré M. Allali Mokhtar, directeur des œuvres universitaires (DOU) à Tiaret.L’autre caractéristique, marquant cette rentrée, n’est autre que
l’ouverture et l’équipement avant terme d’une nouvelle cité de 2000 lits
au niveau du nouveau pôle universitaire de Karmane, dans la périphérie
est de la ville, portant ainsi le nombre des résidences à six dont trois
à Tiaret, une à Tissemsilt, une à Ksar-Chellala et une autre à
Aïn-Bouchekif, en attendant évidemment la finalisation des procédures
d’hébergement des stagiaires d’un institut relevant de la formation
professionnelle vers la CU de Tissemsilt. Il faut dire qu’avant le
rattachement de ces résidences à la DOU, les problèmes de gestion,
aggravés par des scandales financiers, n’ont pas manqué de faire couler
de l’encre du moins à Tiaret où les services de sécurité n’avaient guère
chômé avec l’enclenchement à l’époque d’une série d’enquêtes et
d’investigations débouchant irrémédiablement à l’emprisonnement de
certains responsables dont un directeur d’une résidence. Apparemment,
cette situation de pourrissement, qui a plané au sein de ce secteur,
fait partie déjà du passé si l’on tient compte de l’amélioration et de
la maîtrise qui se font sentir même si la tâche des nouveaux
gestionnaires n’est pas de tout repos face à l’exigence parfois
démesurée de certaines organisations estudiantines ponctuée par
l’insuffisance de crédit, sachant qu’une gestion d’une cité de 2000 lits
requiert un budget de 3,5 milliards de centimes dont 60% représentant
les charges annexes alors que le reste est à répartir entre l’entretien
des immeubles et les activités, ce qui n’est pas le cas en réalité à en
juger par le nombre de fournisseurs, transporteurs et autres
prestataires jusque-là non régularisés. Cela dit, cette maîtrise
constatée au niveau de la gestion des résidences, n’est pas fortuite si
l’on se réfère au dispositif pris en ce sens par la Direction des œuvres
universitaires avec, entre autres, un mouvement interne touchant pas
moins de 32 cadres, et l’installation de cinq nouveaux directeurs de
résidences universitaires. Cette stratégie, destinée essentiellement à
déraciner la “gangrène”, a été focalisée, selon le DOU sur une palette
de mesures dont la finalité est d’assainir la situation. “Nous avons agi
dans le sens de mettre fin au clanisme régnant au sein de
l’administration d’une part, et d’autre part à l’ingérence des
fournisseurs dans la gestion du secteur, chose que nous ne pourrons
jamais toléré”, a-t-il affirmé. Les autres actions menées, dans un
contexte d’instaurer une vraie discipline et redorer l’image de la DOU,
consistent en le respect du règlement intérieur déterminant les
relations administration- organisations estudiantines, la révision des
cahiers des charges avec l’introduction de nouvelles conditions pour les
fournisseurs d’alimentation et autres transporteurs et enfin la
généralisation des élections des comités de cités se limitant autrefois
qu’à la seule résidence de Assia Kebir. Ce qui retient aussi l’attention
dans cette optique, n’est autre que la féminisation des effectifs
chargés de la sécurité au sein des cités et leur formation au niveau de
la Protection civile ainsi que la titularisation de quelque 40 agents
recrutés initialement au titre du filet social. A noter qu’en prévision
de son programme d’action, la DOU de Tiaret prévoit l’organisation, le 9
décembre prochain, d’une conférence sur la gestion des ressources
humaines, suivie plus tard d’une rencontre internationale sur les œuvres
universitaires au titre d’un échange entre l’Algérie et CUBA.
Mourad Benameur
La radio locale souffle sa 9e bougie
C’était en 1998, le 25 octobre plus précisément, que la wilaya de
Tiaret a vu démarrer pour la première fois sa “propre” radio à la joie
générale de la population locale et celle de Tissemsilt.
Depuis cette date, et en dépit de la succession de ses responsables,
cette station radiophonique n’a pas cessé de consentir des efforts pour
devenir au fil du temps un canal incontournable en matière
d’information. Conçue comme une véritable passerelle entre le citoyen et
l’administration, Radio-Tiaret, et grâce au développement de sa jeune
équipe, a pu aspirer à une place de choix et ce, à travers ses
différents programmes ponctués par des émissions touchant pratiquement à
tout ce qui se rapporte à l’intérêt général de la région. Ainsi, et pour
marquer l’événement, le cercle culturel Ali-Maâchi, relevant de cette
station, a connu jeudi dernier, une ambiance des grands jours où le
public invité s’est agréablement familiarisé avec les festivités
concoctées pour la circonstance avec en prime des poèmes déclamés par
une pléiade de chouyoukh de la poésie populaire. Les Benaïssa Benzama,
Khaled Mihoubi, Ahmed Bouziane, Aouicha ou encore Ahmed Dif Allah, ce
jeune amateur de Tissemsilt se sont tous relayés sur l’estrade pour
rendre hommage à Radio Tiaret et à son personnel. Une pièce théâtrale
impeccablement interprétée par un groupe d’élèves de l’école de Zaâroura,
et la décoration en guise de reconnaissance des employés de la station,
ont été les autres points figurant au programme de cette commémoration.
De son côté, M. Senhadri Djamel, directeur de Radio Tiaret, visiblement
ému, n’a pas été sans montrer sa joie de voir les amis de la station
réunis en cette date importante en promettant aux auditeurs d’autres
réussites et une meilleure évolution de la station aussi bien sur le
plan technique qu’en matière de programmes”, a-t-il affirmé.
M. B.

Categorie(s): régions ouest

Auteur(s): M. B.

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