RÉSEAU NADA: Pour un consensus national sur l’interruption de grossesse

Lesoir; le Mercredi 6 Decembre 2017
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Le réseau algérien pour la défense des droits de
l’enfant (Nada) plaide pour l’ouverture d’un débat sur la question de
l’interruption de la grossesse, évoquée dans la loi sur la santé.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Pour le président du réseau Nada,
Abderrahmane Arar, les articles relatifs à l’interruption de la
grossesse, compris dans la loi de la santé, manquent de clarté.
Selon lui, les articles 80, 81 et 82 parlent de «mesures médicales
thérapeutiques», de «handicap sévère» et de «maladies et malformations»
sans aucune précision.
«Nous demandons à ce qu’il y ait une définition des mesures médicales
thérapeutiques, du handicap sévère et des maladies et malformations
évoqués dans les articles 80 à 82 de la loi sur la santé», a-t-il
précisé, hier à Alger. Il évoque, également, «la responsabilité du
médecin, en concertation avec le patient en cas de menace de grossesse»,
qu’il qualifie de «pas claire».
Abderrahmane Arar appelle, à cet effet, à un «consensus national» sur
cette question. «Nous demandons à ce que d’autres acteurs soient
concertés sur ce sujet notamment les hommes de religion, les hommes de
justice, les politiques, les médecins, les sociologues et autres. Il
faut l’ouverture d’un débat sur cette question», dit-il.
L’intervenant a évoqué, par ailleurs, les critères qui définissent une
famille démunie. «Nous ignorons sur quels critères et quelles bases sont
définies les familles démunies. C’est un autre chantier sur lequel il
faut se pencher», dit-il. Cependant, il juge que ces critères doivent
être revus ainsi que la cartographie des familles démunies en Algérie
qui doit être actualisée. «Cette actualisation est très importante pour
la réalisation d’une nouvelle carte sanitaire car celle existante
remonte aux années 1980», précise-t-il. Pour lui, il est temps,
aujourd’hui, de parler d’un nouveau code pour la protection sociale.
Présent à la Commission de la santé des affaires sociales, du travail et
de la formation professionnelle de l’APN (Assemblée populaire nationale)
pour la discussion autour de la loi de la santé, le réseau algérien pour
la défense des droits de l’enfant (Nada) s’est attardé sur la qualité
des soins, les disparités d’accès aux soins entre les wilayas, le
financement et la maîtrise des dépenses.
«Trente articles doivent être révisés et coordonnés avec d’autres lois
surtout ceux qui touchent à l’enfant, à la mère, à la protection et à la
prévention des fléaux de société», estime Abderrahmane Arar.
Ry. N.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Ry. N.

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