SAÏDA: Le nouveau directeur de l'éducation passe au peigne fin les écoles

Lesoir; le Samedi 27 Octobre 2007
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Double vacation, classes surchargées, portes et vitres cassées, absence d’eau et de chauffage, manque d’hygiène, mobiliers, murs fissurés... étanchéité dégradée et manque d’encadrement pédagogique tel est le constat fait par le directeur de l’éducation, fraîchement installé, lors de son inspection des établissements scolaires de Aïn-Skhouna, relevant de la daïra d’El-Hassasna et de la daïra de Aïn- El-Hadjar — en attendant celles de Daoud-Sidi- Boubekeur-Daoud et Saïda programmées à partir de cette semaine.A signaler qu’au cours de cette tournée de travail et d’inspection, nous avons remarqué que l’état des établissements scolaires, réalisés récemment, n’était guère reluisant et présente déjà des signes de vieillissement. Quels sont les phénomènes qui ont conduit à cette situation alarmante et pourquoi le savoir reste-t-il un point noir dans la gestion des responsables concernés ? Ce sont là des questions que se posent les enseignants et le personnel de service des établissements scolaires “auscultés” par M. Tekfaya, directeur de l’éducation bien encadré par son staff administratif et les inspecteurs des circonscriptions visitées. “Cette visite de travail avait pour objet de dresser un bilan détaillé de la rentrée scolaire, d’évaluer l’état des établissements, cerner les problèmes, constater les négligences commises sur le terrain et prendre des mesures urgentes”, dira le premier responsable de l’éducation. A noter dans la commune de Aïn-Skhouna, la décision de réintégrer 59 élèves du moyen a été prise sur-le-champ par les autorités compétentes, une décision accueillie avec joie par les parents d’élèves qui voient là une deuxième chance accordée à leurs enfants. Cela dit, la motivation de l’enseignant a été aussi au centre de la séance de travail improvisée au lycée de Aïn-El-Hadjar et où le directeur de l’éducation et ses chefs de service dont le secrétaire général, M. Boukhari avec son verbe facile, ont répondu aux préoccupations des chefs d'établissement et enseignants en promettant de faire tout ce qui est en leur pouvoir afin d’améliorer qualitativement et quantitativement la situation des établissements pour peu que le civisme des uns et des autres suivra. En somme, dans les écoles rurales, “les enfants vont au combat comme les soldats partent pour la guerre” comme l’a si bien souligné un parent d’élève. “L’école semble loin de refléter l’image d’une société qui aspire au savoir”.M. B. Amine

Categorie(s): régions ouest

Auteur(s): M. B. Amine

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