SOIT DIT EN PASSANT: Daesh aux abois ?

Lesoir; le Samedi 9 Septembre 2017
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Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr
Il est des jours comme ça où tandis que l’on nous affirme, à grands
coups de reportages, que l’anéantissement de Daesh est proche, que l’on
nous assure à propos de l’organisation terroriste qu’elle est presque
décapitée en Syrie et en Irak, et qu’en tout cas, en Algérie, elle n’a
aucune chance de s’implanter avec force, on prend sévèrement la mesure
selon laquelle ces barbares dont rien ne freine les ardeurs criminelles
sont encore là, planqués quelque part et donc pas vraiment terrassés. Il
ne se passe pas une semaine sans que l’on nous assure, preuves à
l’appui, que l’on maîtrise la situation. Il y a même des bureaux
d’études étrangers qui classent l’Algérie parmi les pays les plus
sécurisés au monde. Je me souviens même avoir lu, après les attentats
qui avaient ébranlé Bruxelles en mars 2016, que les deux aéroports les
plus sûrs au monde étaient ceux d’Alger et de Tel-Aviv.
C’est bon à savoir quand les hommes qui agissent par la voix de
l’organisation de l’EI ou par eux-mêmes se montrent déterminés à se
faire entendre, y compris là où on ne les attend pas. C’est là que le
souvenir de plus de dix années de terreur et de massacres en boucle
refait surface tandis que l’on se demande pourquoi la réconciliation
nationale dont les hauts responsables du pays aiment tant vanter les
mérites n’a pas conduit le pays à la paix promise et attendue, et
pourquoi cette dernière peine à en finir avec les effets résiduels du
terrorisme.
A supposer, bien sûr, que la bête immonde ne soit plus que l’ombre
d’elle-même et que les égarés qui s’en prennent aux forces de sécurité,
par exemple, soient en voie réelle d’éradication. Parce que le doute,
qui grandit un peu plus à chaque annonce de traque, de découverte et de
récupération de lots importants d’armes et de munitions, n’aide pas
vraiment à gagner en sérénité. Il faut pourtant continuer d’espérer
qu’un jour le monde en finira avec ces candidats inconscients au
suicide.
En attendant ce futur béni que l’on dit proche, pourquoi ne pas rappeler
à l’ordre ceux qui paient pour imposer un islam campé à leur image et
prêchent que toute autre version de ce dernier court à la répudiation
violente ?
M. B. 

Categorie(s): chronique du jour

Auteur(s): M. B.

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