SOIT DIT EN PASSANT: De bonnes résolutions, pour qui ?(1)

Lesoir; le Samedi 13 Janvier 2018
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Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr
Bonjour ! J’espère vous avoir beaucoup manqué ! Merci pour vos vœux
nombreux. Permettez qu’en retour, je vous renouvelle les miens. Et
maintenant que c’est fait, laissez-moi vous parler de ce sentiment
étrange qui m’a envahie lorsque j’ai regardé, sur vidéo, de jeunes
médecins, futurs spécialistes, se faire malmener avec autant de
brutalité par de potentiels futurs patients. Surtout que, même si l’on
est conscient qu’une catégorie de personnes n’en aura jamais besoin,
ceux qui les ont matraqués jusqu’au sang ne font pas partie des
privilégiés qui ont les moyens de se passer de leur assistance. J’ai
toujours pensé que les maîtres d’école et autres enseignants et médecins
étaient ceux qui méritaient le plus profond des respects. Ils sont le
socle sur lequel toute société qui aspire à bien se porter s’appuie. Ils
sont les garants de son épanouissement intellectuel, physique et mental
lorsqu’ils s’appliquent à la projeter vers ce qu’il y a de mieux.
Comment, en outre, faire l’impasse sur leur courage et leur résistance à
la barbarie intégriste ? Comment nier qu’ils ont bravé menaces de mort
et embuscades à répétition, en s’entêtant à secourir, soigner ou
enseigner au péril de leur vie ? Mais comment expliquer, par ailleurs,
qu’aujourd’hui, les avis soient partagés sur la situation qui prévaut au
sein des hôpitaux ? Il y a celui qui vous jurera que le même médecin qui
a refusé d’intervenir parce que, en grève, et aura conseillé d’aller
chez tel privé sera celui que le patient retrouvera chez le privé en
question où il exerce clandestinement son métier. Il y a cet autre qui
vous dira que même si le chirurgien qui a opéré son fils en urgence, à
3h du matin, n’est plus jamais revenu s’inquiéter de son état, d’autres
sont passés en coup de vent prendre sa température avant de disparaître
à leur tour, indifférents au profond désarroi des malades et de leur
famille. Et il y a ceux qui vous racontent comment la jeune génération
de médecins se conduit honteusement envers certains malades. Ceux, par
exemple, venus de l’intérieur du pays, en quête d’une meilleure prise en
charge médicale dans un CHU de la capitale. A suivre !
M. B.

Categorie(s): chronique du jour

Auteur(s): M. B.

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