SOIT DIT EN PASSANT: La planche à billets pour moins de bruit !

Lesoir; le Dimanche 10 Septembre 2017
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Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr
Il est des jours comme ça où l’on jurerait ne pas être seul à râler
contre le fait qu’il faille une brouette de dinars pour aller faire ses
courses. Sans comprendre grand-chose au mécanisme de la planche à
billets ni replonger dans des cours d’économie, je devine, en me tenant
le ventre, pour les risques que cela est supposé entraîner, que la
brouette en question devra, si l’on y a recours, en contenir davantage.
Pourquoi fabriquer plus de billets de banque s’ils n’ont aucune valeur
extérieure ? ça n’est pas qu’actuellement ils aient la cote. Lorsque
vous allez faire une course, vous savez qu’il vous suffit de tendre un
billet de 1000 DA pour que presque aussitôt il n’en reste rien.
Je rencontre de plus en plus de personnes qui tournent les talons après
avoir demandé le prix d’un légume ou d’un fruit comme s’ils n’en
croyaient pas leurs oreilles. Parce que, à l’exception de la pomme de
terre ou de l’oignon, plus rien n’est à la portée des bourses moyennes.

La salade à 250 DA, le céleri à 200 et la tomate à 180 DA ? Au fait, qui
a juré ses grands dieux que des contrôleurs seraient dépêchés un peu
partout pour veiller à ce que les citoyens ne soient pas impunément
dépecés ?
Entre-temps, le ministère du Commerce a changé de leader et on sait que
tout nouveau venu propose une feuille de route différente, histoire de
se démarquer de supposés ratages imputés au prédécesseur. Faut-il croire
qu’au niveau de la haute responsabilité on en soit à s’inquiéter du
danger de voir la maison Algérie s’effondrer ? Avant que cela n’arrive,
il y a cette sérieuse appréhension qui dicterait que l’on garde, d’un
côté, une porte ouverte à d’ultimes dépassements et de l’autre, une main
tendue aux derniers profits. Il sera toujours temps de se résoudre à
avouer son incapacité à redresser ce que l’on a contribué à mettre à
plat ventre. Quand on pense à l’économie informelle qui ne paie aucun
impôt et à la masse monétaire qui circule sans aucun contrôle alors que
l’on voudrait combler le déficit sur le dos des retraités.
Y aurait-il vraiment avec ça un quelconque système de réparation à
instaurer ? La planche à billets pour moins de bruit !
M. B. 

Categorie(s): chronique du jour

Auteur(s): malikaboussouf@yahoo.fr

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