Belhadj gèle les salaires des joueurs, Cavalli : “Ils vont m’entendre !”

Liberte; le Dimanche 10 Fevrier 2019
151959

Déçu par la défaite de son équipe face au Paradou, Jean-Michel Cavalli
a dressé un constat de ce qu’il y a de plus logique.

“Sans diminuer de       la valeur de l’adversaire qui est une très bonne équipe, je pense que la fatigue cumulée du long trajet Aïn M’lila-Oran que mes joueurs ont effectué par route a pesé dans la balance. Preuve en est, nous avons bien géré la première période avant de nous désorganiser totalement durant la seconde. Le but tout fait qu’a raté notre attaquant Toumi a, d’un autre côté, été le tournant de ce match, puisque nous étions encore à zéro partout. Par la suite, nous avons encaissé deux buts sur le même côté (gauche) et de la même manière, ce qui est inadmissible. Il nous a aussi et surtout manqué un véritable numéro 6, puisque Heriet et Benamara étaient suspendus et que Gharbi, utilisé à ce poste, n’en est pas un. Le retour à la compétition de Heriet me laisse optimiste, d’autant plus que nous avons un groupe de bons joueurs capables de faire beaucoup mieux”, estimait ainsi le technicien corse. Et d’enchaîner : “Nous avons dix jours pour préparer les deux matches très importants qui nous attendent, à savoir celui face au Chabab de Constantine en quart de finale de la Coupe d’Algérie, puis celui face au Mouloudia d’Alger en championnat. Pour ce faire, nous devons travailler, travailler et travailler encore. Il faudrait aussi que les joueurs y mettent du leur. Et croyez-moi, ils vont m’entendre. Ils ont des responsabilités, certes collectives, mais aussi et surtout individuelles. Il faudrait qu’ils se hissent au niveau requis. Ils n’ont pas le choix. Ils doivent arrêter de parler un moment pour se concentrer sur le travail. C’est notre seule issue de secours.” Fulminant contre ses joueurs qui (lui) “attirent les insultes de tout un stade”, le président Ahmed Belhadj a, de son côté, pris (à chaud) la décision de “ne pas remettre aux joueurs les chèques représentant leurs arriérés de salaire”.
“Ils payeront pour leurs absences et leur manque d’implication. Quand il s’agit d’argent, ils sont les premiers à le réclamer. Et sur le terrain, ils ont fait quoi ?”, s’interrogeait, hors de lui, le président Baba. Ambiance.

Categorie(s): Sport

Auteur(s): Rachid Belarbi

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..