Bruno Le Maire, ministre français de l’économie et des Finances, “La coopération bilatérale n’est pas bonne”

Liberte; le Lundi 13 Novembre 2017
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Le ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, présent hier aux travaux de la 4e session du Comité mixte algéro-français (Comefa), a déclaré que la tendance générale de la coopération algéro-française “n’est pas bonne”. La preuve, dit-il, la France a perdu, ces dernières années, des parts de marché en Algérie. Nos parts de marché sont passées de 24% à 10%, a-t-il précisé.  Aussi, faut-il prendre les choses en main et inverser la tendance, a-t-il recommandé. Bruno Le Maire a ajouté qu’il y a des problèmes d’ordre technique, qui sont posés, et qu’il y a nécessité de les résoudre. Ainsi, le bilatéral dans son versant économique et commercial, ne semble pas avoir atteint ses objectifs ultimes. Ce à quoi paraît faire allusion le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel. Ce dernier a, dans son allocution à l’ouverture des travaux du Comefa, estimé que s’il est “difficile d’établir un bilan exhaustif” des activités du Comefa depuis sa création récente, il est, en revanche, “plus aisé de tirer des enseignements” et des “recommandations”. Estimant nécessaire d’examiner, de “manière attentive”, la question des délais de maturation des projets pour maintenir et stimuler l’intérêt des entreprises dans les deux pays pour la coopération, il s’est dit “confiant” que les deux gouvernements auront à apporter un “traitement approprié” aux contraintes et à les dépasser par des actions communes susceptibles “d’impulser” la coopération et de la porter au niveau de l’ambition des plus hautes autorités en Algérie et en France. Par-delà le bilan et l’évaluation auxquels elle doit donner lieu, la présente session du Comefa constitue, relève-t-il, une étape “importante” pour la  préparation du Comité intergouvernemental de haut niveau présidé par les deux Premiers ministres dont la tenue est prévue à Paris le 7 décembre prochain et la prochaine visite qu’effectuera en Algérie le président français Emmanuel Macron. Messahel a souligné que les relations d’ensemble et la coopération économique entre l’Algérie et la France reposent sur “un socle solide” d’intérêt mutuel et orienté vers un avenir appelé à donner lieu à une coopération encore étroite entre les deux pays. Le ministre des Affaires étrangères a mis l’accent sur le caractère “stratégique” de cette coopération, avec l’ambition commune de parvenir, à terme, à l’édification d’une “relation d’exception” entre les deux pays. Il a souligné la décision des deux pays, il y a cinq ans, de mettre sur pied le Comefa auquel a été assignée la tâche d’être un “forum d’évaluation, d’impulsion et d’orientation” des relations économiques bilatérales par le biais de la création de partenariats et de joint-ventures générateurs d’investissements et susceptibles de contribuer “efficacement” à l'élargissement des bases du tissu industriel en Algérie. Créé en mai 2013, le Comefa est un mécanisme de renforcement et de diversification des relations économiques, industrielles et commerciales  entre l’Algérie et la France. Par ailleurs, les deux pays ont signé, hier, à la faveur de la réunion du Comefa, trois accords de partenariat et de coopération économiques. Il s’agit d’un pacte d’actionnaires entre le groupe PMO Constantine, le groupe Condor, la société Palpa Pro et PSA Peugeot pour la production de véhicules en Algérie. À tout cela s’ajoute un protocole d’accord pour la mise en place d’un consortium à l’exportation des fruits et légumes du pays ainsi que d’un partenariat dans le domaine des produits agricoles bios, et ce, entre les sociétés Agrolog et Agromed. Les deux parties ont également signé un pacte d’actionnaires entre le groupe public Elec El-Djazaïr et le groupe Schneider dans le domaine de la fabrication des équipements électriques de basse, moyenne et haute tension.  

Youcef Salami

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Salami Youcef

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