Complexe sidérurgique sider d’El-Hadjar, Les travailleurs de TSS réclament une augmentation de salaire

Liberte; le Jeudi 26 Avril 2018
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Déçus de ne pas avoir bénéficié des augmentations salariales comme les travailleurs de l’entreprise Sider El-Hadjar, les 550 salariés de la tuberie sans soudure (TSS) sont montés au créneau, hier, pour exiger d’être régularisés, eux aussi.
Selon le secrétaire général de la section syndicale de cette unité — implantée sur le site sidérurgique d’El-Hadjar, sans, toutefois, en faire partie — la Direction générale et le syndicat de Sider TSS auraient volontairement privé ce collectif du bénéfice d’une augmentation de salaires de 9 000 DA comme tous leurs collègues du complexe. “Nous nous attendions à ce qu’il y ait au moins une amorce de dialogue, mais personne ne veut écouter nos doléances. Ce n’est pas normal qu’on nous traite de la sorte”, a indiqué Saïd Siad. “De toutes les façons, les travailleurs, qui ont assisté à l’assemblée générale que nous avons tenue mardi, ont manifesté leur frustration et leur colère devant l’exclusion de notre filiale. Nous sommes décidés à faire valoir nos droits par tous les moyens. Nous comptons entreprendre d’autres actions au cours de la semaine prochaine si les directions de TSS et du groupe Sider s’obstinent à faire la sourde oreille à nos revendications”, devait ajouter ce syndicaliste. Et d’évoquer la contestation par les travailleurs du projet de joint-venture de TSS avec le groupe émirati Dzayer Steel. Une fusion qui s’apparente, du point de vue de ce syndicaliste, à un bradage déguisé. “Nous sommes le partenaire social et, à ce titre, rien ne peut se faire sans nous. Comment peut-on décider du sort de notre outil de travail sans même nous informer ?”, s’interroge notre interlocuteur. À signaler que les augmentations de salaire qui vont être distribuées aux travailleurs du complexe sidérurgique ont également fait réagir certains d’entre les 600 ingénieurs et techniciens, recrutés dans le cadre du contrat de travail aidé (CTA) et activant dans les unités PMA, aciéries à oxygène, haut-fourneau du site et autres. Ces derniers ont observé un sit-in de protestation de deux heures à l’entrée de l’usine, lundi, avant d’être dispersés par les agents de sécurité.
Réunis par le syndicat d’entreprise, les contestataires ont eu la promesse de voir leur revendication satisfaite, du moins en partie, pour ceux qui auront travaillé plus de six mois, c’est-à-dire lors du paiement de la deuxième tranche de 4 500 DA desdites augmentations qui doit entrer en vigueur en janvier 2019. Il n’empêche que l’effet boule de neige aidant, les travailleurs des autres filiales pourraient monter au créneau, eux aussi, pour réclamer une révision de leurs salaires.  

A. Allia

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Ahmed Allia

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