Culture, Nouveautés du Sila

Liberte; le Jeudi 8 Novembre 2018
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À deux jours de la clôture du 23e Salon international du livre d’Alger, le 10 novembre prochain, les éditeurs seront toujours présents pour la présentation de leurs nouveaux ouvrages, entre histoire, roman, essai, poésie…

ÉDITIONS DAR KHETTAB

“Un jour ma mère reviendra” de Rabéa Hachemi : Poignante et drôle, cette fiction vous imprègne de l’Algérie fraîchement indépendante et vous transmet le parfum de l’époque. Les personnages plus attachants les uns que les autres sont décrits avec humour et précision. Chacun d’eux vous embarque dans son univers, si bien que le lecteur a la sensation de les avoir réellement rencontrés. Il y a l’obstiné, mais néanmoins gentil, monsieur Aït Haffouche, la tonitruante Na Ouardia, Sekoura la tortionnaire, Jedy et Vava qui se disputent subtilement le leadership, Yemma, Sety, la fratrie et bien d’autres. Cependant, le duel, le face- à-face se joue entre la narratrice et Mouhouche. La narratrice ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de cet intrus que les parents ont recueilli. (…) Ce roman est de ce point de vu un réquisitoire contre les non-dits dans les familles et un plaidoyer en faveur de la communication et la transparence au sein des rapports familiaux. Bien que l’auteure dévoile avec discrétion et pudeur la vie dramatique de ce pauvre Mouhouche, elle n’en demeure pas moins  le point central de cette histoire. L’auteure Rabéa Hachemi, née à Alger en 1957, docteure en biologie, maître de conférences à l’université de Tizi Ouzou où elle a enseigné pendant trente-deux ans, elle est actuellement à la retraite. Un jour ma mère reviendra  est son premier roman.

“Les amis des frères” de Rachid Khattab : “Revêt une double importance : la première, il est le travail de recherche le plus complet effectué sur ceux qui, en France, en Europe et dans le monde ont été solidaires de la lutte de libération nationale du peuple algérien. La seconde, si de nombreux ouvrages sur des sujets qui touchent à l’histoire algérienne de la guerre d’Algérie ont été écrits par des Français, ce livre est le travail d’un Algérien sur l’histoire française de la guerre d’Algérie”, peut-on lire dans la préface de Nils Anderson. Prix 1 500 DA.

ÉDITIONS DAHLAB

“L’apport de la radiographie standard dans le diagnostic des affections orthopédiques et dans les atteintes traumatiques” de Mohamed Kihal  :  L’auteur est professeur titulaire en orthopédie depuis 2004. Chirurgien orthopédiste traumatologue au CHU Mustapaha (Alger) depuis 1992. Il est aussi président du comité RCP  des tumeurs osseuses du CHU Mustapha depuis 2009.
Prix : 1 500 da.

“La guerre de libération vécue par un lycéen. Wilaya IV 1956-1962” de Chaïchi Baghdadi  : Né le 26 juillet 1936 à Khemis Miliana, il suit les enseignements de Cheikh El-Aïchouni à la rue du canal avant d’entrer à l’école indigène “La Fayette” qui le conduira au cours complémentaire “Victor Hugo”, puis au lycée de Miliana. (…)  Il prend le chemin du maquis le 20 mai 1956 après la grève des étudiants décidée par l’Ugema. Il fut le premier à faire pénétrer l’idée de la Révolution à la population rurale des Monde du Zaccar sous la direction de Si Belhacène. Membre de l’ALN, il fut à cette date nommé responsable du secteur de Miliana et a assisté à l’embuscade de Dupleix, actuellement Damous. Il est ensuite responsable du secteur de Teniet El-Had puis sera aux renseignements et liaisons à la zone II Médéa choisi par Si Mohamed Bounaâma. (…) À la suite de sa carrière militaire, il est nommé au grade de colonel d’aviation et termine son parcours à l’indépendance en structurant les bases aériennes et les escadres aéronautiques et de défense aérienne et sera nommé attaché de défense à Paris et à Bruxelles. Prix : 2 000 DA.

“Chroniques et mentalités” de Mostefa Bencherif :  Chroniques parues en 2016 et en 2017 quotidiennement au journal Le carrefour d’Algérie dont le but essentiel est d’approcher le sous-développement dans ses différentes manifestations symptomatiques, reflet de crises protéiformes, incapacité donc à assurer une stabilité politique, sociale, culturelle et surtout économique. (…). Ces chroniques au quotidien essayent, en outre, de poser un questionnement existentiel  sur la problématique essentielle de la liberté, de la démocratie, de l’engagement… de la politique qui reste l’élément-clé d’une lutte pour un pouvoir dont les racines puisent, bien au-delà de 1962. Prix : 800 DA.

“Le chahid Abdelkader Mimouni . Culture et nationalisme”,  ouvrage collectif  :  Un livre coécrit par Hachemi Larabi, Ahmida Mimouni et Omar Mimouni, qui fait sortir la personnalité du chahid qui avait en lui du “Messali, du Ferhat Abbas, du Bachir El-Ibrahimi, du Georges Marçais, de l’Albertini et du Georges Yver, la crème de l’université et de la culture française. Abdelkader Mimouni en imposait”. Prix
1 500 da.

ÉDITIONS NECIB

“Au cœur du pays kabyle. La Kabylie touristique illustrée des années trente” (réédition) : Un livre, réédité d’un titre paru en 1933, écrit par M. Rémond. C’est un ouvrage de toute beauté sur la Kabylie des années trente. Le texte à caractère touristique puisqu’il s’intéresse principalement au site majestueux du Djurdjura, à l’artisanat et aux techniques traditionnelles sous leurs formes variées (architectures de terre, tissage, poteries, bijoux etc…) est accompagné d’une iconographie irremplaçable : 220 photographies prises entre 1920 et 1930 et montrant les montagnards de l’époque, les villages et les costumes tels qu’on ne les voit presque plus. 10 cartes d’itinéraires détaillés restituent les zones touristiques d’alors. Un livre-témoin sur une région algérienne telle qu’elle était au début du siècle dernier.

“Authenticité de l’islam. À travers thèse et antithèse” de Kamel Chekkat  :  Écrit par le membre fondateur de la Ligue des oulémas, imams et prêcheurs des pays du Sahel, Kamel Chekkat, dans le cadre de la collection Joshua. Une série dont  l’objectif est de faire connaître les personnalités algériennes ayant un riche parcours dans les domaines religieux et scientifique. La collection vise également à mettre à la disposition du lectorat francophone une documentation sur notre histoire suite au travail de traduction.

“Mes plus beaux souvenirs dans l’enseignement” de  Djamila  Ouarab  : Dans ce livre, Djamila  Ouarab  rend hommage à son père monsieur Hocine Ouarab, ancien inspecteur de l’éducation.

“Ça ne tient qu’à un cheveu. De l’Algérie à Paris : parcours d’un coiffeur lunaire” (autobiographie) de Djelani Maachi   :  Cet ouvrage de Djelani Maachi, préfacé par Abdelhak Bererhi, retrace la vie de la star de la haute coiffure, qui a appris son métier sur le tas, grâce à un sens inné de l’esthétique et à son audace créative. Parti de rien, il a acquis une grande notoriété en devenant le coiffeur des stars à Paris.

Categorie(s): culture

Auteur(s): Rub.Culturelle

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