Environnement marin, Installation de deux réseaux de surveillance

Liberte; le Mardi 15 Mai 2018
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Après les régions centre et Est, le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques (MPRH) a installé, hier, lundi, le Réseau national de la surveillance du phytoplancton et des algues toxiques (Alphynet) et le Réseau national d'analyse (Resanal) pour l’Ouest algérien. Comme leur nom l’indique, ces réseaux de compétences ont pour missions de surveiller l’état du milieu marin, de suivre et d’évaluer la salubrité des zones de pêche et d’aquaculture avec comme objectifs de soumettre aux hautes autorités des recommandations allant dans le sens de la préservation de l’environnement marin.
L’installation des deux réseaux a eu lieu à l’Institut de technologie de la pêche et de l’aquaculture d’Oran en présence de Farid Harouadi, directeur central au MPRH et coordinateur des réseaux de compétences de la pêche et de l’aquaculture, et d’une quarantaine de représentants de directions et chambres de pêche et de laboratoires de plusieurs wilayas de l’Ouest, ainsi que des chercheurs, universitaires et membres d’associations environnementales invités à prendre une part active dans la surveillance du milieu marin allant de Tlemcen à Ténès. “Nous nous basons sur vos travaux et vos recherches pour prendre des décisions visant la protection de l’environnement marin”, a déclaré Farid Harouadi à l’adresse des participants en assurant que tous les moyens seront mobilisés pour la concrétisation de cet objectif majeur.
Plusieurs communications portant sur les travaux scientifiques en relation avec l’environnement marin au niveau de la région ouest de la côte algérienne ont suscité l’intérêt du responsable du MPRH qui a estimé que la région ouest “est déjà structurée” en termes de surveillance du milieu marin. “La stratégie de surveillance nécessite l’implication de tous les acteurs et la mobilisation de toutes les ressources (...) Nous voulons des rapports sur l’état des milieux marins, nous devons disposer d’une banque de données centralisée”, a ajouté Farid Harouadi en exhortant les présents à contribuer — par leurs recommandations et propositions — à l’élaboration d’un rapport final (prévu pour décembre 2018). Rapport qui devrait servir de base pour la prise de mesures en termes de protection de l’environnement marin.
Lors du débat qui a sanctionné la rencontre, des membres d’associations environnementales et des chercheurs ont fait part de leurs préoccupations et exposé leurs difficultés dans l’exercice de leurs activités. Ainsi, le responsable de Trident, association basée à Mostaganem, a souligné la nécessité d’intéresser le mouvement associatif par des mesures de facilitation. “Nous plongeons pour étudier les fonds marins mais pour chaque sortie, nous devons débourser 1 200 DA au port”, a-t-il déploré en demandant que des autorisations d’accès aux ports soient accordées à ce type d’association.

S. Ould Ali

Categorie(s): actualité

Auteur(s): S. Ould Ali

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