Frappes ciblées de Washington, Londres et Paris, Syrie : les Occidentaux violent le droit international

Liberte; le Dimanche 15 Avril 2018
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Les frappes occidentales contre la Syrie rappellent au monde l’invasion de l’Irak en 2003 et l’agression de l’Otan contre Tripoli en 2011.

Les États-Unis et leurs alliés français et britannique ont mis à exécution leur plan d’attaques ciblées contre la Syrie, dans la nuit de vendredi à hier, sous le couvert de réponses contre l’usage présumé des armes chimiques par Damas dans la Ghouta orientale pour déloger des groupes terroristes que les Occidentaux qualifient d’opposition modérée. Ces frappes sont intervenues en totale violation du droit international et sans l’accord de l’ONU, une institution dont le rôle de garant de la stabilité est remis en cause une nouvelle fois par un président américain va-t-en-guerre. Pis, les dirigeants occidentaux se sont lancés dans cette escalade contre la Syrie sans l’aval de leurs propres peuples, à travers le Parlement, suscitant de violentes critiques de la part de nombreux députés et organisations locales. Ceci sans oublier les dénonciations provenant de nombreux pays qui ont averti contre le chaos en Syrie et en rappelant les faux prétextes qui ont provoqué le chaos en Irak et en Libye. Réagissant à cette agression, le président syrien Bachar al-Assad s'est dit hier plus déterminé que jamais à “lutter contre le terrorisme” après l'agression occidentale contre son pays. “Cette agression ne fait que renforcer la détermination de la Syrie à continuer de lutter et d'écraser le terrorisme, sur chaque parcelle de territoire”, a assuré M. Assad lors d'un entretien téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani, selon la présidence syrienne. “Le 14 avril, les États-Unis soutenus par leurs alliés ont frappé des sites militaires ainsi que ceux de l'infrastructure civile de la République arabe syrienne”, a dénoncé le président russe Vladimir Poutine, un des alliés de Bachar al-Assad. “Sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, en violation de la Charte de l'ONU, des normes et des principes du droit international, un acte d'agression a été commis à l'encontre d'un État souverain qui se tient à l'avant-garde de la lutte antiterroriste”, a-t-il souligné dans une déclaration rendue publique dans les médias russes. “L'histoire remettra tout à sa place et elle a déjà attribué à Washington une lourde responsabilité pour avoir mis en œuvre sa justice sanglante en Yougoslavie, en Irak et en Libye”, a-t-il estimé. Il est à noter que les avions américains ont décollé de plusieurs bases aériennes installées dans la région, dont celles du Qatar, des Émirats arabes unis et de Turquie, alors que les Italiens ont refusé catégoriquement que la base américaine installée en Sicile soit utilisée dans des opérations visant la Syrie, a rapporté la presse locale. Pour rappel, plus de 100 missiles ont visé des objectifs militaires en Syrie, où Damas mènerait de présumés programmes militaire chimique, selon des sources occidentales, alors que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) n’a pas encore fini son enquête sur le terrain, ce qui démontre la volonté des États-Unis et de leur alliés à détruire plutôt la Syrie qu’à défendre les valeurs démocratiques qui justifient chaque fois leur ingérence dans les affaires internes de plusieurs pays.

Lyès Menacer

 

Categorie(s): international

Auteur(s): Lyès Menacer

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