Il a reçu avant-hier l’ambassadeur US à Alger au siège de son parti, Ali Benflis expose sa proposition de sortie de crise

Liberte; le Samedi 13 Janvier 2018
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Ce n’est pas la nature des relations entre les deux pays qui intéresse le plus les deux interlocuteurs, mais plutôt l’analyse de la situation actuelle du pays avec la crise qui touche le secteur économique mais aussi la sphère sociale et politique, selon la lecture qui a été faite par M. Benflis.

Toujours en quête de visibilité dans la politique algérienne, l’ambassade des États-Unis à Alger poursuit ses rencontres avec les chefs de parti politiques afin de décrypter et de mieux voir les perspectives de la prochaine présidentielle de 2019. Surtout que les USA continuent de considérer que la sphère politique officielle est opaque.
Ainsi, l’ambassadeur US à Alger, Son Excellence John Desrocher, a été l’hôte du parti Talaïe El-Houriat d’Ali Benflis, ce jeudi. Les deux hommes ont eu des discussions axées, essentiellement, sur les relations entre les deux pays, selon un communiqué du parti, qui se félicite de l’état de ces relations appelées, selon les vœux du parti de Benflis, à connaître un développement et une dynamique pour s’inscrire dans la durée. Cependant, ce n’est pas la nature des relations entre les deux pays qui intéresse le plus les deux interlocuteurs, mais plutôt l’analyse de la situation actuelle du pays avec la crise qui touche non seulement le secteur économique pour cause de chute des prix du pétrole, mais aussi la sphère sociale et politique, selon la lecture qui a été faite par M. Benflis. Et la perspective s’annonce sous le signe du pire si la situation n’évolue pas. Et surtout, suivant la vision de M. Benflis, si aucun changement n’intervient et qu’aucune réforme sérieuse n’est entreprise. Une manière pour lui de dissuader son interlocuteur d’apporter un quelconque soutien à un cinquième mandat au président Bouteflika ou à l’éventuel candidat du système dont les orientations pourraient davantage accentuer la crise à tous les niveaux. Bien entendu, Benflis se présente comme une alternative au système avec une vision diamétralement opposée ; une vision qui s’appuie, selon le communiqué du parti rapportant ses propos, sur trois piliers qui sont la modernisation politique, la rénovation économique et la réforme sociale. Des piliers qui manquent dans la vision du système ou dont il est incapable à mettre en œuvre. D’où “l’impasse politique et la crise économique et sociale”. Et Benflis de détailler sa proposition, à la demande du diplomate américain. Il a ainsi évoqué sa proposition de sortie de crise “à travers une démarche responsable, pacifique, consensuelle, graduelle, et rappelé son appel à un dialogue inclusif entre le pouvoir en place, les partis politiques, les personnalités nationales et les forces vives de la société civile pour négocier une plateforme de sortie de crise consensuelle et éviter à notre pays les dérapages que pourraient provoquer la persistance de l’impasse politique et l’exacerbation de la crise économique et sociale”. Du point de vue de l’actualité régionale, Ali Benflis n’a pas caché sa désapprobation de la politique américaine, particulièrement la décision de transférer son ambassade en Israël à El-Qods tout en rappelant l’attachement du parti “à une solution juste et définitive du conflit israélo-palestinien qui passe par la création d’un  État palestinien indépendant dans les frontières des territoires palestiniens occupés en 1967,  avec El-Qods Echarif comme capitale”, conclut le document.

Djilali B.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Djilali Benyoub

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