L’Algérie profonde, BRÈVES du Centre

Liberte; le Jeudi 18 Aout 2016
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Manque de transport à Guerrouma (Bouira) Aïn El-Beïda enclavée
Les villageois d’Aïn El-Beïda, relevant de la commune de Guerrouma, 66 kilomètres au nord-ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, éprouvent les pires difficultés à vaquer à leurs occupations. La cause ? Ils souffrent le martyr, quotidiennement, faute de moyens de transport. Certains usagers affirment que pour se rendre au chef-lieu communal ou bien vers d'autres localités voisines, il faut attendre presque une demi-journée pour voir un fourgon pointer le bout de son capot. En effet, les quelques citoyens rencontrés se plaignent de cette situation qui dure depuis plusieurs années. Cette crise du transport agace, au plus haut point, les villageois. Les arrêts de bus sont quasi déserts, laissant les citoyens dans la tourmente. Les bus à destination des communes voisines, telles que Lakhdaria, Maâla, Kadiria et même d'autres localités limitrophes sont, pour ainsi dire, absents. Par exemple, pour rejoindre le chef-lieu communal, il faut s'armer de beaucoup de patience, car entre deux bus qui passent, il s'écoule plusieurs heures. Cette absence de transport rend la vie dure aux habitants d’Aïn El-Beïda, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Les quelques usagers interrogés pensent que les transporteurs sont trop gourmands et qu'ils privilégieraient les grandes agglomérations au détriment des petits hameaux. Du côté des transporteurs, c’est un tout autre son de cloche. Certains d’entre eux, évoquent sans détour, les “incohérences” des services du transport de la wilaya. “J’aimerais bien desservir tous les hameaux, mais je n’en ai pas le droit”, affirmera un transporteur desservant la ligne Boukrem-Maâla. Ces incohérences et cette anarchie, qui sont encore plus remarquables au niveau des petites localités de la wilaya, ont été récemment soulevées par les responsables locaux, lors de la dernière session de l’APW.

R. B.

Dix communes privées d'eau potable
Les habitants des communes de Bouira, El Esnam, Bechloul Ath Laâziz, Ath Leqsar, Ouled Rached, Taguedit, Boprdj O’khriss, Mesdour et Oued El Berdi, sont privées d’eau depuis avant hier. Et pour cause, une panne s’est produite dans la conduite principale de distribution d’eau potable (R1.000), située à la hauteur du barrage de Tilesdit qui alimente les communes citées et des travaux sont effectués par la société Hydro Aménagement. En attendant les citoyens souffrent du manque surtout en plein mois d’août.

Farid Haddouche

Un autre hiver sans gaz à Maâla ?
La commune de Maala, à 55 de kilomètres à l’ouest de Bouira, n’est toujours pas raccordée au réseau du gaz naturel, malgré le passage d'un réseau à proximité. Ainsi et selon certains villageois rencontrés, l’étude du projet de raccordement a été réalisée en 2011. Cependant et faute de financement, les travaux de réalisation tardent à voir le jour.  En effet, les habitants de cette municipalité, perchée sur les hauteurs de la daïra de Lakhdaria, ne cessent de réclamer d’être approvisionnés en cette énergie. “Le réseau existe, il suffit juste de procéder à son extension pour toucher tous les foyers de notre village. Nous avons saisi le maire et toutes les autorités concernées afin de prendre en charge l’opération, mais, malheureusement, le problème subsiste toujours”, nous a-t-on indiqué. Ali, un fermier de cette région, notera que ce projet est “comme le loup blanc, on en parle, mais personne ne l’a vu !”, ironise-t-il avant d’enchaîner en mettant en exergue la pénurie flagrante du gaz butane : “Durant les périodes hivernales, les bonbonnes de gaz butane sont quasiment introuvables aux dépôts de gaz. Ce qui ouvre la porte à des particuliers qui taxent la bouteille à 500 DA, voire plus dans certains cas !” Cet état de fait a suscité l'ire des villageois qui recourent toujours à la bonbonne de gaz, dont la disponibilité n'est pas souvent assurée. Selon l’un des villageois, le projet de raccordement a été inscrit dans le cadre des PSD de la wilaya, depuis plus de deux ans, mais, à présent, rien ne s’est concrétisé.

R. B.

500 bottes de paille et une étable ravagées par le feu
Un violent incendie s’est déclaré, avant-hier, au lieudit Fraction Hammam Touansa (commune de Tablat, 120 km à l’est du chef-lieu de wilaya), causant d'importants dégâts. Les flammes ont rapidement ravagé quelque 500 bottes de paille déposées près d’une étable de 33 m de long sur 8 m de large et ont détruit une étable dans sa totalité. La maîtrise du sinistre par les agents de la Protection civile a duré près de 3 heures et la mobilisation d’importants moyens de lutte pour circonscrire le danger et empêcher les flammes de se propager à une autre étable proche.

M. E.-B.

Categorie(s): centre

Auteur(s): Régional Rédaction

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