La Palestine au passé décomposé et l’Iran au futur rapproché!, Pourtant deux photos avaient annoncé le nouveau dérèglement géopolitique

Liberte; le Mercredi 16 Mai 2018
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La mollesse des réactions des pays arabes devant les massacres des palestiniens par Israël et l’installation de l’ambassade US à Jérusalem ne devrait surprendre personne. Tout était préparé depuis plus d’un an.

L’arrivée de Trump à la tête des États-Unis annonçait un changement radical du positionnement américain au Moyen Orient. C’était clair avant même son installation à la Maison Blanche. Il suffit de rappeler que son élection a été avant tout possible avec l’appui des évangélistes. Ces derniers sont connus pour être les plus virulents partisans du « Grand Israël ». Répondre positivement à leurs « doléances » est pour Donald Trump tout à fait « logique ». D’où (entre autres) son soutien indéfectible à Israël. D’ailleurs ceux qui croient encore que le président US est fou, ou pas intelligent, n’ont qu’a revoir leur copie. De la cohérence, même si c’est à sa manière, il y en a dans ses démarches. Au fur et à mesure le programme s’éclaircit de plus en plus avec comme ligne directrice (donnée aux pays arabes) : oubliez la Palestine, et concentrez-vous sur l’Iran. S’il fallait retrouver les signes annonciateurs de ce plan, deux peuvent suffire.

La première est une photo prise il y a presque une année, le 21 mai 2017, à Ryad (Arabie Saoudite) est à elle seule tout un symbole. Elle représentait Donald Trump, le roi Salman du royaume d'Arabie Saoudite et le président égyptien al-Sissi, tous les trois, côte à côte, les mains posées sur une boule représentant la planète.  Une alliance imposée aux deux pays arabes, qui quelques semaines après se sont retrouvés coalisés, avec d’autres monarchies du golfe, contre le Qatar. Une crise qui serait dû à des histoires d’argent et de « cotisations », et dont les contours restent, à ce jour, flous. Toutefois l’un des plus importants résultats de l’embargo imposé à Doha n’est autre que l’implication encore plus de l’Iran dans la région. Du jour au lendemain voilà que le prince qatari se réconcilie avec les mollahs de Téhéran. Ainsi, et après la Syrie, le Bahreïn, le Yémen, l’Iran s’impliquait encore plus dans le front anti-monarchies, fer de lance de la politique US dans la région.  Était-ce un piège? La question mérite d’être posée.

La coalition menée par l’Arabie Saoudite, et au nom d’un sunnisme auto-créé, s’est retrouvé renforcé dans sa démarche de création d'un ennemi commun, l’antique Perse. Les choses se sont accélérées depuis.

L’autre signe annonciateur remonte à un peu plus d’un mois. Une photo est venue symboliser l’option va-t-en guerre en gestation.

Le selfie pris à Paris et posté le 9 avril dernier par le Premier ministre libanais Saad Hariri, le montrant tout sourire aux côtés du roi du Maroc Mohammed VI et du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS), est venu confirmer la « tendance ».  Vingt-deux jours après le Royaume chérifien rompait ses relations avec l’Iran en accusant le Hezbollah libanais…

Salim KOUDIL

@SalimKoudil

Categorie(s): rédaction digitale de "liberté" (#rdl)

Auteur(s): Salim KOUDIL

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