Le “climat des affaires”, Au menu des tripartites de 2014

Liberte; le Mercredi 24 Decembre 2014
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Au cours de l’année écoulée, les autorités algériennes ont mis les bouchées doubles pour tenter d’améliorer l’environnement de l’investissement dans notre pays en espérant trouver la reconnaissance de leurs efforts dans le fameux “Doing business” de la Banque mondiale. C’est seulement dans une période récente que ce thème a retenu l’attention du gouvernement au point de figurer en bonne place au menu des dernières tripartites et de conduire à la création d’un très officiel “Comité pour l’amélioration de l’environnement des affaires».
Ce comité a dressé voici quelques mois un état des lieux des mesures de facilitation et d’allégement prises depuis son installation fin 2012. Parmi les principales avancées figure un permis de construction qui est, désormais, “délivré sous forme d’arrêté, soit du président de l’APC, soit du wali ou du ministre chargé de l’Urbanisme”. Jusqu’à présent, seul le wali était habilité à délivrer ce document. Les formalités de publicité foncière afférentes aux actes de concession des terrains destinés à l’investissement sont par ailleurs désormais “délivrés dans un délai de 10 jours”. Le document évoque également la mise en place par la direction générale des impôts d’un système de paiement électronique. Il mentionne en outre “les efforts entrepris pour la facilitation de l’accès des PME aux crédits d’investissement”. Autre avancée significative, le seuil de projets, validé par le Conseil national de l’investissement, est passé de 500 millions à 1,5 milliard de dinars. Pas suffisant pour le nouveau ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb, qui, à peine nommé, annonçait en mai dernier des mesures pour améliorer le climat des affaires en Algérie. Des promesses qui ont reçu un timide début de concrétisation à l’issue de la tripartite de septembre dernier. Le nouveau code des investissements, en cours d'élaboration, prévoit un changement “radical” dans le fonctionnement de l'Andi (Agence nationale de développement de l'investissement) afin “de lui permettre de se consacrer uniquement à son rôle de facilitateur”, a indiqué le ministre. “Les avantages seront accordés par la loi et non pas par l'Andi”, a ajouté M. Bouchouareb, qui a expliqué que l'octroi de ces incitations se fera systématiquement au cours de l'inscription au registre du commerce et lors de la création de la société.

H. H.

Categorie(s): dossier

Auteur(s): Haddouche Hassan

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