Les militants lui reprocheraient d'avoir déserté le parti, La section FFS d'Aokas exige l'exclusion de la députée Mme Tahi

Liberte; le Mercredi 8 Aout 2018
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La direction du FFS, qui éprouverait déjà des difficultés à faire passer l’ancien chef de groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, Chafaâ Bouaïche, en conseil de discipline, est, de nouveau, mise à rude épreuve avec la demande formulée par la section d'Aokas d’exclure des rangs du parti la députée de Béjaïa, Mme Tahi. Les membres de ladite section se sont empressés d’informer la population locale, via Facebook, de leur décision d’ôter la couverture politique à deux de leurs élus qu’ils considèrent désormais “exclus” du parti.
Il s’agit de la députée Mme Tahi, qui aurait déserté les rangs du parti depuis qu’elle est parlementaire, et de Madjid Kaïdi, élu tête de liste FFS, lors des dernières élections locales, à l’APC d’Aokas. Celui-ci refuserait de “démissionner de l’exécutif communal, qu’il n’a pas rejoint (par ailleurs) mais dont il fait partie selon une délibération, votée sans son consentement”. L’élu communal insiste, en effet, pour dire qu’il ne peut démissionner d’un organe qu’il n’a pas intégré. On ignore s’il a saisi les instances du parti pour se défendre. Mais la parlementaire a porté l’affaire devant les instances du parti, selon un cadre du FFS. La direction n’a pas réagi officiellement à ces exclusions dont elle se serait volontiers passée devant l’agenda qu’imposent les purges en cours au sein du FFS. La suspension de Chafaâ Bouaïche a notamment sorti de sa réserve le fils du regretté Hocine Aït Ahmed, naguère très discret sur les affaires du parti. Il a apporté un soutien inattendu au député de Béjaïa, ainsi qu’aux autres cadres, écartés par la nouvelle direction.
Selon un cadre du parti qui a requis l’anonymat, “la section communale n’est pas statutairement habilitée à se prononcer sur un élu, de surcroît un député”. Il explique que ce genre de sanctions relève exclusivement des prérogatives de la seule commission de discipline de l’instance nationale du parti. “Mais cela m’étonnerait que la direction les suive dans cette démarche, pour la bonne et simple raison qu’avant de rendre publique une telle décision, il fallait, au minimum, informer la direction”, ajoute notre interlocuteur. C’est à la direction d’arbitrer dans ce genre de conflits. Mais en vérité, la direction du FFS ne pourra les suivre dans cette démarche, explique un observateur de la scène politique locale. Pourquoi ? “Le FFS ne pourra pas se permettre l’exclusion d’un autre député. Car cela signifierait que le FFS ne pourra plus avoir un groupe parlementaire. L’enjeu se situe plutôt à ce niveau-là. À mon avis, ils ne vont pas les suivre ; le FFS ne se permettrait pas de perdre son groupe parlementaire à une année de grandes échéances décisives et pour le pays et pour la vie du parti.” Il faut dire que le fait que ces suspensions se soient déclarées juste après la dernière réunion des instances du parti au niveau national avec les contrecoups sur certains cadres et militants ayant fait l’objet de suspension, voire d’éviction des rangs du parti, les gens n’ont pas hésité à voir une répercussion sur ce calendrier estival.

M. OUYOUGOUTE

Categorie(s): actualité

Auteur(s): OUYOUGOUTE Moussa

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