Manuels scolaires, L’Unpef dénonce la mauvaise distribution

Liberte; le Lundi 18 Septembre 2017
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Le syndicat relève le retard dans l'impression des livres scolaires et leur mauvaise distribution après la décision de les attribuer aux librairies.

Si chaque rentrée scolaire a ses ratés, l’actuelle reste marquée surtout par la mauvaise distribution du manuel scolaire. En effet, trouver certains manuels relève d’un véritable casse-tête chinois pour les parents d’élèves qui ne savent plus à quel saint se vouer. C’est cette problématique que soulève l’Union nationale des professeurs d’enseignement et de la formation (Unpef), qui, d’ailleurs, dénonce le retard dans l'impression des manuels scolaires et leur mauvaise distribution après la décision de les attribuer à des librairies privées.
Le syndicat, qui dresse un listing des mesures prises à l’occasion de cette rentrée scolaire 2017/2018, estime, dans un communiqué sanctionnant la réunion de son bureau national du 10 au 14 septembre, que “comme à chaque rentrée sociale, le ministère de l'Éducation nationale nous a surpris par des erreurs fatales et des mesures choquantes aux conséquences incalculables, comme s’il voulait détourner l'opinion publique, en général, et la famille de l’éducation, en particulier, vers des questions  marginales, pour faire passer plus de remises en cause des acquis et constantes de la nation”.
En décrivant un climat d’insatisfaction, l’Unpef s’attaque à “pas moins des réformes dites de deuxième génération dont sont exclus délibérément les partenaires sociaux”. Et ce, avant de sérier les revendications et doléances restées en suspens. À commencer par cette question du manuel scolaire qui constitue une occasion dont il s’est saisi pour souligner son soutien au mouvement des économes-intendants pour la satisfaction de leurs revendications légitimes, mais aussi en appelant tous les travailleurs et fonctionnaires à se mobiliser et à se tenir prêts pour tout mouvement de contestation pour défendre leurs acquis et revendications. Pour l’Unpef, il y a manifestement “un manque de sérieux de la part de la tutelle dans le traitement des problèmes survenus depuis cette rentrée scolaire, et qui ont trait notamment à la surcharge des classes, à la vétusté des établissements scolaires et cantines scolaires, aux transferts et aux désignations hasardeuses  dans beaucoup de directions d'éducation sans négliger les conditions de scolarité dans les wilayas du Sud...”
L’instance exécutive de l’Unpef a, d’ailleurs, dénoncé “les tergiversations méthodiques” de la  tutelle dans le règlement des dysfonctionnements du statut du secteur de l'éducation et la non-application du décret présidentiel n°14-266.
En se disant “surpris par la suppression de la Basmalah des manuels scolaires” et s’interrogeant sur “l'inclusion dans le disque dur fourni aux enseignants du primaire des symboles de la franc-maçonnerie”, l’Unpef fait état également des problèmes inhérents à la commission nationale des œuvres sociales “qui continue de souffrir des problèmes du versement des budgets et des allocations financières sur les plans local et national et le retard dans l’installation de la commission gouvernementale chargée de l’inventaire de ses biens de 1995 à 2010”. L'Unpef, dirigée par Sadek Dziri, a réitéré également “son rejet de la nouvelle loi sur la retraite dans sa forme actuelle, avertit contre la promulgation du projet de loi portant code du travail sans la participation à son enrichissement par les syndicats indépendants, et tient aussi le gouvernement pour responsable de la balance du pouvoir d’achat des employés et des travailleurs en condamnant l’intimidation utilisée à leur égard”.
L’Unpef, organisation membre de l’intersyndicale, a, en outre, rué dans les brancards contre le gouvernement en condamnant son silence et “son refus injustifié de la politique de restrictions des libertés d’exercice syndicale et les poursuites judiciaires contre les dirigeants des Snategs et Snap”. Le syndicat a souligné, ce disant, la nécessité d’un véritable partenariat et un dialogue efficace avec des syndicats autonomes devant “contribuer au développement économique du pays et ensuite élargir la tripartite qui est devenue une bipartite (gouvernement-patronat)”.

A. R.

 

Categorie(s): actualité

Auteur(s): A.R.

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