Résolution de la crise libyenne, Alger et Le Caire se serrent les coudes

Liberte; le Jeudi 10 Aout 2017
140933

En tant que pays voisins de la Libye et touchés de plein fouet par la douloureuse expérience du terrorisme, l’Algérie et l’Égypte tentent depuis 2012 de réunir les Libyens autour d’une solution consensuelle inclusive.

Le processus de sortie de crise en Libye a franchi, fin juillet dernier, une importante étape annonciatrice d’une relance sérieuse du dialogue inter-libyen, presque à l’arrêt depuis plusieurs mois. La signature à Paris, sous médiation française, d’un accord entre le chef du gouvernement libyen d’union nationale de Tripoli, Fayez al-Serraj, et le controversé maréchal Khalifa Haftar en tant que représentant des autorités non reconnues de l’Est libyen, a redonné de l’espoir pour en finir avec l’instabilité que connaît la Libye depuis la chute en 2011 de l’ancien régime de Kadhafi.
 Mais la persistance de nombreuses frictions au sein même des deux blocs de l’Est et de l’Ouest libyens, et entre plusieurs autres parties libyennes risquent de saper les efforts consentis jusqu’ici en interne et par les pays voisins. Ce pourquoi l’Algérie et l’Égypte continuent de s’entretenir avec les différentes parties libyennes, notamment avec les représentants politiques, militaires et tribaux de l’Est et ceux de Misrata, dont le poids politico-militaire leur permet d’être une véritable force de décision et d’action, notamment contre le terrorisme. Ainsi, en tant que pays voisins de la Libye et touchés de plein fouet par la douloureuse expérience du terrorisme, l’Algérie et l’Égypte tentent depuis 2012 de réunir les Libyens autour d’une solution consensuelle inclusive, et de faire respecter un seul agenda pour une sortie de crise rapide. Mais ce n’est pas une tâche facile en raison des interférences étrangères, que ce soit occidentales ou venant des pays arabes.
Les intérêts économiques et géostratégiques sont colossaux en Libye. De passage à Liberté, pour une visite de courtoisie, l’ambassadeur d’Égypte en Algérie, Omar A. Abou Aich, a affirmé que les deux pays travaillent main dans la main pour accélérer le processus de discussion en Libye, car il y va de la sécurité et de la stabilité du Caire et d’Alger.
Les deux pays affirment veiller à ce que toutes les parties impliquées dans ce dossier explosif respectent la volonté du peuple libyen à régler eux-mêmes leurs différends politiques et à éviter le recours à l’usage de la force, peu importent les difficultés rencontrées sur le terrain.

Lyès Menacer

Categorie(s): international

Auteur(s): Lyès Menacer

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..