Affichage des prix : le ministère du Commerce menace les commerçants de lourdes amendes

Tsa; le Lundi 20 Mars 2017
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Entrée en vigueur en 2004, la loi fixant les règles applicables aux pratiques commerciales qui rend obligatoire l’affichage des prix des produits n’est pas toujours respectée par certains commerçants. « Le vendeur doit, obligatoirement, informer les clients sur les prix, les tarifs et les conditions de vente des biens et services », précise l’article 4 de cette loi.
« L’information sur les prix et les tarifs des biens et services à l’égard du consommateur doit être assurée par voie de marquage, d’étiquetage, d’affichage ou par tout autre procédé approprié », précise l’article 5 de la même loi. À Alger, comme dans toutes les wilayas du pays, les marchands de fruits et légumes, les poissonniers, les boulangers, les supérettes, les kiosques, les parfumeries affichent rarement les prix de leurs produits, en toute impunité.
À défaut de sanctions, le ministère du Commerce préfère plutôt faire de la pédagogie pour convaincre les commerçants d’afficher les prix. Le directeur du Commerce de la wilaya d’Alger, Karim Gueche affirme en effet que « ses services mènent actuellement une campagne de sensibilisation auprès des commerçants pour respecter la loi ». « La compagne a commencé depuis une semaine et elle va durer jusqu’au 23 mars. Nous sommes en train de sensibiliser les commerçants à travers des mises en demeure et les médias», explique-t-il.
« Une centaine de contrôleurs sont mobilisés pour réussir la campagne. Et un délai de 15 jours a été donné aux commerçants pour afficher les prix. Ceux qui n’obtempèrent pas recevront des amendes qui peuvent aller jusqu’ à 100.000 DA », prévient-il.
En revanche, plusieurs commerçants affirment ne pas être au courant de la campagne de sensibilisation que mène le ministère du Commerce. « On n’est pas au courant de cette campagne. Aucune autorité ne nous a mis en demeure », affirme un marchand.
De son côté,  le président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (Apoce), Mustapha Zebdi, plaide pour  l’application de la loi sur l’affichage des prix. « L’application de cette loi va booster la concurrence et contribuera à la baisse des prix d’au moins 10% durant les premiers semaines », calcule-t-il. À Alger, les prix du même produit peuvent varier d’un quartier à un autre, d’un marché à un autre, sans aucune explication.
Pour M. Zebdi, les prix de la majorité des produits alimentaires ont augmenté fortement durant ces derniers moi. Une situation qui a, selon lui, étouffé le citoyen en raison de l’inflation et des pratiques spéculatives. « Les spéculateurs dominent toujours le marché, l’application de cette loi limitera la flambée des prix », affirme-t-il.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Randa Lamara 

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