2e fête de l’agriculteur de la Soummam : Un bond qualitatif important

Elwatan; le Lundi 17 Mai 2010
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Le CNIO voyait en Tazmalt, première zone oléicole d’Algérie, un lieu idéal pour y tenter une expérience de développement et de modernisation de l’activité oléicole.
La 2è fête de l’Agricul-teur de la Soummam, qui s’est déroulée les 5, 6 et 7 mai 2010 au CFPA de Tazmalt a été un événement haut en couleurs que le mouvement associatif autonome local, à sa tête Tazerajt, a réussi à organiser. Encouragé par le succès de la 1ère Fête, le comité d’organisation a voulu rééditer l’expérience, et pour ne pas tomber dans le folklore, en y mettant du sens (bien que la première n’en manquait pas). Il fallait surtout que la fête serve à aller dans le sens de la concrétisation des ses objectifs énoncés lors de la 1ère Fête, notamment la mise sur pied d’un Marché national d’olives et de l’huile d’olives. Sauf que les événements se sont bien emballés avec l’apparition du Comité National Interprofessionnel Oléicole (CNIO).

Apportant une nouvelle vision du développement de l’agriculture, le CNIO voyait en Tazmalt, première zone oléicole d’Algérie, un lieu idéal pour y tenter une expérience de développement et de modernisation de l’activité oléicole. Le comité, lui, y voyait là une bonne opportunité pour tenter d’impulser une véritable dynamique de développement local autour de l’oléiculture. Ce qui donnera une première Convention de partenariat (âprement discutée) entre le CNIO et Tazerajt et qui a été signée le jeudi 6 mai. La fête aura alors pris une dimension inattendue. On peut dire qu’avec cette 2è édition, la Fête aura réalisé un bond qualitatif important. Certains membres du Comité parlent même d’une réalisation «historique» pour Tazmalt.

À coté de cela, la Fête a maintenu son programme et son cachet : exposition vente de produits agricoles et de l’artisanat qui a réuni une soixantaine d’exposants, implication des scolaires dans la fête pour qu’ils s’imprègnent du monde agricole et leur sensibilisation sur l’environnement… Et les conférences-débats, bien sûr, où on a assisté à des débats d’un très bon niveau et sans concession, à l’exemple de ce cinglant : «l’administration gonfle les chiffres» et de la réponse du DSA de Béjaïa,
à une critique à la non information des fellahs : «on organise des réunions publiques
et on se retrouve dans une salle à 4».

Deux préoccupations majeures ont été relevées dans la Fête : la non réalisation des PPDRI inscrits faute de financement, et le blocage du financement des crédits individuels par les banques, essentiellement la BADR. Mais la leçon primordiale que l’on aura retenue est que finalement le travail paie.
L’expérience de Tazerajt est à méditer. Créée en 2003, dans des conditions difficiles, l’association n’aura pas cessé un instant, malgré toutes les entraves, de travailler au profit des fellahs et de l’agriculture de la région. Elle aura réussi à lever cette véritable chape de plomb qui s’était abattue depuis longtemps sur Tazmalt. Et finit par lui tracer d’heureuses perspectives.

Categorie(s): bejaia

Auteur(s): M. Y.

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