37 membres d’une même famille sommés de quitter leur demeure

Elwatan; le Mercredi 26 Decembre 2012
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«J’occupe ce bien OPGI depuis 1962. Mes enfants, quatre garçons et trois filles, tous mariés, habitent avec moi dans des pièces aménagées. On vient de nous signifier la décision de notre expulsion, vu que le terrain sur lequel est érigé le logement que nous occupons vient d’être vendu. J’estime que c’est une Hogra pure et simple car je ne comprends pas le fait qu’on m’ait refusé, en 1998 déjà, l’achat de mon logement et qu’on ait accordé ce même avantage à la personne qui vient de s’approprier et la maison et le terrain qui va avec», raconte, la mort dans l’âme, Lekhal Brahim. Ses enfants, qui viennent de saisir le ministre de l’Habitat entendent défendre leur bien.

L’un d’eux, muni d’un volumineux dossier, expose la source de leur malheur «comment peut-on vendre une maison alors que son rez-de-chaussée est occupé ? En plus, par quel miracle a-t-on réussi à vendre un bien où habite encore toute une famille qui s’était de tout temps acquittée de ses charges auprès de l’OPGI ?» s’est-il interrogé. Soutenus par une association, des membres de la famille ont été reçus par le chef du cabinet du wali auquel ils ont exposé toute la genèse de leur histoire en l’appelant à leur venir en aide pour stopper au moins l’expulsion.

«Où irons-nous avec nos biens et nos enfants si le jugement d’expulsion vient à être exécuté ?» se demandent les enfants de Lekhal. «On est fatigués de ce long combat que nous menons depuis des décennies. Aujourd’hui, si on veut qu’on libère les lieux, on doit au moins penser à nous dédommager en nous accordant des logements. On ne peut pas vivre à la belle étoile quand même», conclut un des enfants.       

Categorie(s): skikda

Auteur(s): Khider Ouahab

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